Sur fond d’inquiétude imposée par la situation sanitaire préoccupante, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a réuni les walis afin d’anticiper la récurrente problématique de l’approvisionnement en eau potable, qui se pose dès lors qu’on enregistre un déficit en pluviométrie comme c’est le cas présentement.

Il s’agit de la seconde réunion du chef de l’Exécutif consacrée à cette question. Lors de la dernière, tenue mardi, il a été procédé à l’examen des « dispositifs particuliers et opérationnels à mettre en œuvre par les walis, en coordination avec les secteurs concernés, pour la sécurisation de l’approvisionnement de la population en eau potable afin de pallier le déficit pluviométrique suite à la vague de sécheresse que traverse notre pays », selon un communiqué du Premier ministère.
M. Djerad a ainsi chargé les walis d’entreprendre « toutes les actions nécessaires en vue d’améliorer l’approvisionnement du citoyen en eau potable aussi bien au niveau des villes que dans les zones d’ombre », comme il les a instruits « d’examiner avec diligence les demandes introduites pour le forage de puits notamment pour l’agriculture ».
Autrement dit, le chef de l’Exécutif compte anticiper sur la gestion de l’eau au risque de voir le pays faire face également à une rareté de ce produit, ce qui ne fera que compliquer la crise sanitaire.
Les autorités ont pris, faut-il le rappeler, plusieurs décisions dans l’encadrement du secteur avec une série de licenciements. Par ailleurs, les membres du gouvernement ont abordé la question relative au système de prévention contre les inondations, où « un état des lieux a été présenté ainsi que sur les actions à mener dans l’immédiat durant les saisons automnale et hivernale ». Une thématique à laquelle les autorités locales font régulièrement face avec l’arrivée des premières précipitations comme c’est le cas récemment à Annaba et Guelma.
Cette réunion a été consacrée également, contexte sanitaire oblige, à l’évaluation des mesures prises dans le cadre de la lutte contre l’épidémie du coronavirus ainsi que les dispositions à prendre, notamment pour « renforcer les capacités au niveau des établissements hospitaliers en matière de lits d’hospitalisation et de réanimation ». Dans le même cadre, « la situation sanitaire au niveau des établissements scolaires a été examinée avec la présentation du dispositif de suivi spécifique mis en place par le ministère de l’Education nationale au niveau central et local avec l’évaluation des besoins en moyens supplémentaires de prévention, de protection et de désinfection ».
La question est d’autant plus cruciale que les chefs d’établissement et organisations syndicales pointent un déficit en moyens de prévention dans les établissements. Des appels auxquels le ministère de l’Education avait répondu depuis une semaine en accordant une « enveloppe exceptionnelle » à cet effet.
Les walis ont été également instruits dans sens à l’effet de « veiller à la mobilisation des brigades de contrôle composées notamment d’inspecteurs du corps de l’Education nationale et des personnels de la santé scolaire pour effectuer un contrôle permanent et rigoureux de l’application du protocole sanitaire dans chaque établissement scolaire et de veiller à la répartition équitable et continue en moyens de prévention et de protection au niveau de ces établissements ». n