Avec désormais sept sacres personnels, Tom Brady a confirmé qu’il était le plus grand joueur de l’histoire du football américain (NFL), offrant à Tampa Bay son deuxième Super Bowl aux dépens du tenant du titre Kansas City (31-9), dans la nuit de dimanche à lundi. Les Buccaneers, déjà lauréats en 2003, étaient la toute première équipe à jouer un Super Bowl à domicile, au Raymond James Stadium, rempli de quelque 25 000 spectateurs autorisés à assister à cet évènement planétaire, en dépit de la pandémie de coronavirus qui sévit aux États-Unis. La plupart étaient logiquement acquis à leur cause, mais tous se sont inclinés devant la performance exceptionnelle de Brady, qui cumule les records en tous genre à 43 ans et a démontré qu’il n’est toujours pas rassasié.

Une finale marquée par la performance de Tom Brady
Le quarterback, dont beaucoup pensaient à tort que le pantagruélique palmarès, bâti pendant vingt ans sous le maillot des New England Patriots (six sacres), ne pouvait pas plus grossir avec Tampa Bay, a réussi trois touchdowns aux lancers en première période qui ont tué tout suspense, face à des Chiefs jamais entrés dans leur match. Son bras, qui n’a jamais tremblé, a trouvé deux fois Rob Gronkowski aux premier et deuxième quart-temps. Et les fans des Patriots, qui ne se sont pas qualifiés en play-offs cette saison, de voir, certainement déprimés devant leur télévision, que la connexion fonctionnait encore à merveille entre le quarterback et le receveur qui leur avaient offert trois Super Bowls (2015, 2017, 2019). Juste avant la pause, il a puni les joueurs de Kansas City, auteurs d’une huitième pénalité (95 yards de malus au total), en envoyant le cuir dans les mains d’Antonio Brown pour accentuer l’avance de son équipe (21-6). En face, Patrick Mahomes, de 18 ans son cadet, appelé à marcher dans ses pas sur la route d’un Panthéon dont seul Brady détient les clés, n’a pas su trouver la solution face à une défense floridienne extrêmement dissuasive. Ses rares lancers atteignant leur cible n’ont fait que rapprocher suffisamment les Chiefs pour inscrire trois tirs au but.

Objectif : jouer jusqu’à 45 ans
Après la mi-temps, dont le show a été assuré par le chanteur pop The Weeknd et son incontournable tube «Blinding Lights», la lumière du Super Bowl a continué d’aveugler Kansas City et son quarterback, intercepté au 3e quart-temps juste après que Leonard Fournette n’inscrive à la course le 4e touchdown des Buccaneers (28-9). L’an passé, les Chiefs avaient été menés de dix points à l’entame du dernier quart-temps avant que Mahomes parvienne à renverser la situation (31-20). Cette fois il n’y a pas eu de comeback, ses lancers à la «desperado» n’ont jamais fait mouche dans le money-time et il a été intercepté une seconde fois. L’avenir appartient néanmoins toujours à ce talentueux joueur. Mais ce premier revers dans une finale, il le concède à plate couture contre le plus grand joueur de tous les temps, qui peut désormais se targuer d’avoir soulevé à lui seul plus de trophées Vince-Lombardi que n’importe quelle équipe (New England et Pittsburgh ont été six fois champions). Tout simplement stratosphérique. Le pire pour ceux qui auraient la présomptueuse idée de marcher dans ses pas ? Il compte faire encore mieux, ayant répété qu’il se verrait bien continuer à jouer au moins jusqu’à 45 ans.