Le siège du Front de libération nationale (FLN) a été le réceptacle de toute information inhérente à l’opération de renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la nation entamée, hier, sur l’ensemble du territoire national.

Tout au long de la journée, le Cabinet de Mouad Bouchareb, le coordonnateur du parti, a suivi minutieusement les développements de cette élection sénatoriale qui se fait par les élus locaux au niveau des Assemblées locales élues, APC et APW. «L’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions», a lancé d’entrée Nadir Boulegroun, le chef de Cabinet de Bouchareb, dont le téléphone n’a pas arrêté de sonner toute la journée. A la question de savoir quels ont été les incidents qui ont émaillé, cette élection, il citera le cas de la wilaya d’Oran. Il y a eu, selon lui, une altercation entre des élus locaux du Rassemblement national démocratique (RND) et le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Oran. «Cet incident est normal, cela fait partie de la concurrence immense qu’il y a entre les élus à l’occasion de cette élection», a-t-il commenté. Avant de préciser : «Le RND et le FLN sont deux concurrents directs, il est donc tout à fait logique qu’il y ait des tensions autour de cette élection.» A l’exception de la wilaya d’Oran, le renouvellement des membres du Sénat «s’est fait sans accrocs. C’était le calme plat, la sérénité», a-t-il expliqué. Selon Boulegroun, ce rendez-vous électoral «a mobilisé énormément d’élus locaux» au motif que «l’élection constitue un enjeu majeur». «Nous avons intensément mobilisé nos élus pour ravir un maximum de sièges et garantir une majorité confortable au Sénat», a-t-il indiqué. Il révèlera que le FLN table sur 30 sièges. Aussi et tout en expliquant que le FLN est la seule formation politique à avoir réussi à couvrir l’ensemble des wilayas, à travers 48 candidatures, le chef de Cabinet de Bouchareb explique que l’ensemble de ces candidats ont été issus «des primaires». Toutefois, ce ne sont pas l’ensemble des postulants aux sénatoriales qui ont été acceptés et validés par l’administration. «Deux candidats aux sénatoriales nous ont été refusés suite à des enquêtes administratives et judiciaires», a-t-il révélé, expliquant que

«nous les avons remplacés pour éviter que l’opération de renouvellement des membres du Sénat ne soit entachée par des candidatures qui ne remplissent pas les conditions de probité et d’honnêteté». Selon Boulegroun, il y a eu un important effort de la direction du parti pour choisir les candidats : «90% d’entre eux sont des universitaires», a-t-il lancé. Parmi les candidatures ne figurent toutefois que deux femmes, l’une de Mascara et l’autre de Sidi Bel Abbès. Vers 16h, le secrétariat de Bouchareb annonce que le candidat du FLN à Tindouf a été victorieux. «Nous avons eu l’élection à Tindouf avec 45 voix alors que le candidat du RND n’a obtenu que 22 voix», lance la secrétaire au chef de Cabinet. «C’est une très bonne nouvelle», s’écrie-t-il. En effet, l’opération de dépouillement dans la wilaya de Tindouf s’est déroulée très tôt. La raison est que «le nombre des élus locaux est peu important», nous explique-t-on. Le siège de Jijel «pourrait bien être gagné par le FLN», murmurent des responsables du parti. Quoi qu’il en soit, à l’heure où nous mettions sous presse, le dépouillement venait d’être entamé et les résultats de l’élection ne pourront être connus qu’en début de soirée.<