La mobilisation des lycéens et des étudiants dans de nombreuses localités de Kabylie, pour dénoncer le refus de l’APN de voter une subvention budgétaire pour la promotion de tamazight, ne laisse pas indifférents les services de sécurité.

Ces derniers cherchent à savoir quels sont les auteurs des appels à manifester. A Mekla, des lycéens, qui ont marché pour la promotion de tamazight, dans la localité, le 10 décembre dernier, viennent d’être convoqués par la police de cette ville chef-lieu de daïra située à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou. Une dizaine de lycéens et un citoyen du village Aït Zellal, dans la commune voisine de Sauama, connu pour être un blessé du Printemps noir et activiste politique, étaient auditionnés par la police qui leur reprochait d’être les auteurs des appels qui ont fait sortir les citoyens dans la rue pour réclamer la promotion de tamazight. Au même moment, un groupe de citoyens s’est rassemblé devant le commissariat afin de soutenir les personnes convoquées. Un geste considéré comme un acte à la répression policière et une atteinte à la liberté d’expression.
S. A.