PAR NAZIM B.
Le mouvement associatif dans la ville d’Oran risque de perdre l’association «Santé Sidi El Houari» (SDH) qui fait l’objet d’une plainte visant sa dissolution administrative, déposée par le wali de la capitale de l’Ouest devant le tribunal administratif. La nouvelle diffusée sur les réseaux sociaux a suscité la désapprobation des internautes qui ont exprimé leur solidarité avec l’association à laquelle «est reconnu son activisme» sur divers fronts, notamment durant le contexte de la pandémie où SDH a été «très présente» sur le terrain en sensibilisant ses adhérents pour apporter aide dans la prise en charge contre la Covid-19 et dans les efforts de prévention. Le wali d’Oran a motivé sa plainte par de «prétendus financements étrangers» reçus par l’association «sans accord préalable des autorités compétentes». Or, l’association clame qu’elle «a toujours exercé dans la transparence» depuis sa création en 1992 en accompagnant les jeunes dans leurs formations et apprentissages dans divers domaines (culture, éducation, préservation du patrimoine culturel, sauvegarde de la nature …), en sus de «sa participation aux efforts de l’Etat dans le développement local et national, contre les dangers qui guettent notre pays», comme indiqué dans un communiqué de SDH. Cette dernière a relevé, dans sa première réaction qu’elle préfère mener la bataille judiciaire «par respect aux lois et institutions de la République», explique-t-elle, s’engageant à défendre «son intégrité, son image et ses droits par tous les moyens légaux (…) afin de prouver sa bonne foi et la légitimité de ses activités». <