Pas moins de huit secousses se sont succédé ces dernières 48 heures à Bejaia, dont deux d’une amplitude de 4.3 sur l’échelle de Richter, survenues respectivement vers 00 h30 et 03H30 hier jeudi, ont plongé dans la stupeur et le désarroi une large partie de sa population. Dans une ostensible panique, des dizaines de familles ont dû instantanément sortir dans les rues, ou quitter leur foyer pour s’installer avec leur véhicule, dans les parkings publics. Vers 01 h du matin, l’esplanade du stade de l’unité maghrébine était congestionné. Moins inspirés, d’autres ont préféré le front de mer, Leonardo Fibonnacci, a proximité du port commercial, mais vite ils ont dû déchanter. Et pour cause. La première secousse a charrié un mouvement de chute de pierre, depuis la forêt des oliviers qui surplombe les lieux et la seconde accentué le phénomène, ajoutant un accès de frayeur aux noctambules. Ce n’est qu’au petit matin que chacun a rejoint ses pénates, certes un tantinet apaisé mais lourdement abasourdi par cette nuit d’épouvante.

APS