PAR MILINA KOUACI
Le ministère de l’Education nationale s’est attiré les foudres des directeurs des lycées. Le Conseil national autonome des directeurs des lycées (CNADL) reproche au ministère de tutelle de tergiverser et de ne pas concrétiser ses engagements.
Les directeurs des lycées se plaignent de l’atermoiement du ministère à matérialiser ses promesses. Ils citent essentiellement le projet de loi de statut particulier dont les grands axes ne sont pas encore dévoilés, ainsi que la révision du décret exécutif qui fixe les indemnités des examens officiels.
Le syndicat dénonce, également, la charge de travail et déplore les pressions exercées par certains directeurs de l‘éducation sur des chefs d’établissement à propos de l’établissement des bulletins des deux premiers trimestres. Le CNADL rappelle, en effet, que les directeurs des lycées ne sont pas responsables du retard accusé dans cette opération administrative et incombe la responsabilité à la tutelle qui, à ses yeux, «n’a résolu le dossier en temps opportun». Il appelle ainsi ses adhérents à travailler «sereinement» pour éviter de commettre des erreurs, estimant que le temps suffirait pour établir les bulletins et les remettre aux élèves. Il propose également aux directeurs des lycées de tenir les conseils de classes que pour les classes finales car les écoles n’auront pas le temps de le faire pour tous les niveaux.
Le CNADL impute enfin la responsabilité à la tutelle de la situation qui prévaut dans les écoles et de son évolution dans le cas où le ministère campe sur sa politique de tergiversation.