PAR MILINA KOUACI
Cela fait quatre mois que le ministère de l’Education nationale reçoit les syndicats du secteur pour des rencontres bilatérales en vue de préparer un nouveau statut particulier des travailleurs. Ce projet de loi, censé répondre aux difficultés des travailleurs de l’Education, ne voit toujours pas le jour et risque de compromettre le déroulement de l’année scolaire.
Les syndicats n’ont pas encore pris connaissance de la mouture que prépare la commission technique chargée de la révision du statut particulier. Certains syndicats désirant connaître la nouvelle mouture, mettent en garde de maintenir les dysfonctionnements que contenait l’ancienne loi.
C’est le cas du Conseil national autonome des directeurs des lycées (CNADL) qui a mis en garde la tutelle d’adopter un statut particulier qui «maintiendrait les dysfonctionnements et injustices» que contenait l’ancienne loi qui régit le secteur depuis 10 années. En effet, à l’issue de son conseil national extraordinaire, tenu les 11 et 12 mars dernier à Djelfa, le CNADL insiste sur la nécessité de corriger les dysfonctionnements contenus dans l’ancien statut particulier du personnel du secteur et mis en garde de reproduire de nouveaux dysfonctionnements ou de consacrer l’injustice envers le corps des proviseurs, a écrit le syndicat dans un communiqué rendu public.
Ces derniers annoncent une action de protestation devant les sièges des directions de l’Education de Bordj Bou-Arréridj et de Tiaret le 28 mars prochain. Le syndicat dénonce les «pressions» dont sont victimes des directeurs à Timimoun Adrar, Bordj Bou-Arréridj et Tiaret, et dénoncent toutes les mises à pied conservatoires contre certains directeurs et appellent le ministère à assumer ses responsabilités et de remédier à cette situation, ajoute la même source, en invitant ses militants à se mobiliser et à adhérer à toute action militante en vue de concrétiser leurs revendications et arracher leurs droits.
Dans un autre contexte, le CNADL revendique le droit de départ en retraite sans condition d’âge et exprime son soutien aux revendications que soulèvent les wilayas du Sud concernant l’actualisation de la prime de zone avec effet rétroactif. Les proviseurs de lycée se plaignent, par ailleurs, du manque de considération, de la charge du travail et de la faible valorisation du travail qu’ils accomplissent. Ils demandent, dans ce sens, d’élaborer une loi cadre du directeur de lycée, qui définit son rôle et ses tâches. Ils réclament également, d’ouvrir le dossier de primes et indemnités.
Les inspecteurs du travail en mode protesta
Par ailleurs, les inspecteurs du travail montent au créneau. Après une accalmie, le Syndicat national des inspecteurs du travail a décidé, à l’issue du son conseil national extraordinaire, tenu par visioconférence, de renouer avec la protestation. Le syndicat tiendra, en effet, le samedi 19 mars une action de protestation devant le siège du ministère du Travail et une grève nationale à partir du 15 mai prochain.
Les inspecteurs déplorent une «absence totale des moyens de travail» et le droit à une promotion systématique de grade. <