PAR MILINA KOUACI
Le ministre de l’Education nationale Abdelhakim Belabed a convié les présidents des syndicats pour une rencontre ce jeudi. L’ordre du jour, l’avant-projet de loi portant révision du statut particulier. Le premier responsable du secteur devrait installer, au cours de la même journée, une commission composée de 2 représentants de chacun des 29 syndicats et du président de la commission chargée de la révision du statut particulier des travailleurs de l’Education.
L’ensemble des représentants des syndicats sont conviés à une rencontre, demain et ce, au lendemain de la présentation de l’avant-projet du statut particulier des travailleurs du secteur. Le ministère installera, aujourd’hui, une commission composée de deux représentants de chacun des 29 syndicats autonomes et du président de la commission chargée de la révision du statut particulier et ce, après une série de rencontres bilatérales entamées le 25 octobre et terminées le 10 mars.
Les syndicats estiment que la révision du statut particulier avant la révision de l’Ordonnance 06/03 du statut général de la Fonction publique «est peine perdue». Le partenaire social exige un statut particulier qui répond aux aspirations des travailleurs et qui corrige les «dysfonctionnements et les injustices» contenus dans l’actuelle loi.
Les syndicats sont conscients des «divergences et de la nécessité de rapprocher les visions» afin d’éviter que le scénario de 2015 ne se reproduise. Une commission, composée des représentants des syndicats et du ministère de tutelle, s’est réunie pendant trois ans, sans que le secteur ne connaisse un nouveau statut particulier. Selon des acteurs sociaux, la commission qui sera installée ce jeudi «compliquera la situation», tandis que pour d’autres, elle servira «à solutionner les désaccords», notamment en ce qui concerne l’unification de classification entre enseignants et directeurs des trois paliers. M. Belabed a rappelé, jeudi dernier, que ces rencontres interviennent dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a ordonné, lors du Conseil des ministres, présidé le 2 mai, d’ouvrir le dialogue avec les différents partenaires sociaux en vue d’améliorer la situation socioprofessionnelle des affiliés au secteur et de réviser le statut des travailleurs. Il a affirmé que son département n’avait «ménagé aucun effort pour la prise en charge des revendications soulevées par les différents syndicats agréés du secteur conformément au cadre juridique en vigueur, de manière progressive et équilibrée, tout en prenant en compte les répercussions de la crise sanitaire sur les plans socio-économique et financier. <