Après six mois de travail, la commission mixte chargée de l’examen du projet de statut particulier des travailleurs du secteur de l’éducation a achevé, hier, une série de rencontres avec son partenaire social. Le nouveau texte de loi sera soumis aux syndicats pour débat et ensuite à la commission ad hoc du gouvernement pour approbation.

PAR MILINA KOUACI
La série de rencontres bilatérales consacrées à la révision du statut particulier, engagée par le ministère de l’Education nationale avec les syndicats du secteur a pris fin hier. La commission mixte chargée du dossier devrait finaliser son travail un peu plus tôt, mais le ministère a décidé de prolonger le travail de ladite commission afin d’enrichir les discussions, et ce, après que plusieurs syndicats aient exprimé leurs «réserves et mécontentement des conclusions» de la commission.
Ainsi, un nouveau cycle de rencontres bilatérales a été entamé le 27 septembre dernier au profit de 16 syndicats ayant introduit une demande de réunion supplémentaire auprès de la tutelle.
Il s’agit des laborantins, des censeurs du secondaire, des superviseurs et adjoints de l’éducation, des fonctionnaires d’orientations et de guidances scolaires et professionnelles, des inspecteurs de l’éducation, des enseignants du cycle moyen, des conseillers de l’éducation et des directeurs des écoles primaires. Au cours de réunions bilatérales, ces syndicats ont à nouveau formulé leurs propositions non prises en charge.
Chacune de ces corporations s’est dit «lésée» et a reproché à la commission de ne pas prendre en compte ses propositions, d’autant que le but derrière l’ouverture de ce dossier est l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des travailleurs et la correction des failles contenues dans le décret exécutif 12-240 du 29 mai 2012 modifiant et complétant le décret exécutif n° 315-08 du 11 octobre 2008 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’Education nationale. Ces syndicats estiment que les conclusions de la commission mixte chargée de l’examen du projet du statut particulier étaient «décevantes».
Il y a lieu de rappeler que le dossier de statut particulier a été ouvert sur instruction du président de la République qui a ordonné, lors d’un Conseil des ministres en mai 2021, d’ouvrir le dialogue avec les différents partenaires sociaux en vue d’améliorer la situation socioprofessionnelle des affiliés au secteur. Cinq mois plus tard, la tutelle a mis en place une commission technique pour recueillir et examiner les propositions des syndicats autonomes. Avril dernier, une commission mixte chargée de l’examen du statut particulier a entamé le travail. Nonobstant, des syndicats reprochent toujours à la tutelle de ne pas avoir présenté aux partenaires sociaux la première mouture du projet de loi telle qu’élaborée par la commission technique qui a travaillé sur le projet durant de nombreux mois.

Vaste opération de promotion en faveur des enseignants des trois cycles d’enseignement

Le ministère de l’Education nationale a annoncé, mercredi dans un communiqué, le lancement d’une vaste opération de promotion aux grades d’enseignant principal et d’enseignant formateur en faveur des corps d’enseignement pour laquelle 36.000 postes budgétaires ont été affectés.
«Le ministère procèdera à une vaste opération de promotion aux grades d’enseignant principal et enseignant formateur en faveur des corps d’enseignement pour laquelle 36.000 postes budgétaires ont été affectés, répartis sur les trois cycles d’enseignement», ajoute le communiqué.
La promotion «se fera conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur et s’opérera en deux phases, la première à travers l’enregistrement aux listes d’aptitude (promotion au choix) des enseignants titulaires et enseignants principaux ayant cumulé dix années de service effectif dans leurs postes, appelés à être promus respectivement aux grades d’enseignant principal et enseignant formateur, pour laquelle 10.208 postes budgétaires ont été affectés».
La deuxième phase consistera en l’organisation de concours professionnels en faveur des enseignants titulaires et les enseignants principaux ayant cumulé cinq années de service effectif dans leurs postes, en prévision de leur promotion respective aux grades d’enseignant principal et enseignant formateur, pour laquelle 25.792 postes budgétaires ont été affectés.
Les mesures organisationnelles seront ultérieurement annoncées, selon la même source.
Le ministère a rappelé que «la promotion par voie d’inscription sur les listes d’aptitude sera organisée en premier en vue de donner aux candidats non admis à la promotion au choix une deuxième chance de promotion, à travers la participation au concours professionnel».