Le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) s’attelle à préparer un projet de loi sur le statut particulier de l’enseignant chercheur, lequel sera soumis à l’appréciation de la tutelle, ont conclu les deux parties à l’issue de la rencontre qui les a réunis récemment.
La rencontre a été consacrée à l’examen de nombreuses questions liées aux conditions de travail au sein de l’Université et la révision du statut particulier de l’enseignant chercheur et d’autres d’ordre social, selon le président du Cnes, Abdelhafid Milat.
Le Cnes a, suite à cette rencontre et avec l’accord du ministère de tutelle, mis en place une commission qui aura pour mission d’élaborer un projet de loi portant statut particulier de l’enseignant chercheur pour le soumettre par la suite au département de Abdelbaki Benziane.
«L’enseignant-chercheur a des spécificités qui le distingue des autres catégories du secteur, en termes d’affectation, d’embauche, de promotion, de conditions de retraite… Des particularités qui exigent qu’il ait un statut qui lui est propre», dit M. Milat.
Ce chantier portant sur la préparation d’un projet de loi sur le statut particulier de l’enseignant chercheur aura-t-il la caution et l’adhésion des concernés ? Pas si sûr, si l’on mesure la représentativité souvent remise en cause du Cnes, dirigé par Milat, par une partie des universitaires.
Sur un autre registre, M. Milat a indiqué que le Cnes a proposé à la tutelle de signer des conventions avec le ministère de l’Habitat afin de faciliter aux enseignants l’accès au logement dans ses différentes formules et de lutter contre le problème de logement auquel fait face l’enseignant universitaire. Le Cnes a également abordé la question des revues et des laboratoires de recherche en appelant au renforcement de la recherche scientifique dans les universités algériennes.
Récemment, le Cnes a appelé à l’ouverture d’un large débat autour du système d’enseignement LMD et de l’évaluer concrètement selon la réalité du terrain. Le syndicat revendique, également, la révision de la classification relative aux primes de postes qualitatifs en adoptant une nouvelle classification supplémentaire dédiée aux universités qui ne sont pas concernées par cette mesure et ce pour garantir l’équité entre toutes les universités, la révision de la prime de zone.
Par ailleurs, nous avons appris que 9 membres de la section syndicale du Cnes de l’université Mouloud-Mammeri (Tizi Ouzou) ont renoncé à leurs mandats d’élus de la section syndicale locale du Cnes et démissionné également de toutes les instances locales et nationales du syndicat. Les signataires de la déclaration de démission évoquent une décision «réfléchie afin de rompre avec le statu quo mortifère qui s’est graduellement installé dans le champ syndical à l’Université algérienne réduisant les enseignants du supérieur au statut de spectateurs de leur propre destin».