Le Sommet de l’UA, réuni ce 06 février à Addis-Abeba, a suspendu la décision du président de la Commission africaine, Moussa Faki, d’accorder à l’entité sioniste le statut d’observateur et met en place un comité de sept Chefs d’Etat comprenant l’Algérie pour formuler une recommandation au Sommet de l’UA sur cette question.

“La question d’Israël a été suspendue pour le moment et à la place, un comité sera mis en place pour étudier la question”, a déclaré un des diplomates interrogés par l’AFP en marge du sommet de l’UA, qui se tient jusqu’à dimanche dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

La décision adoptée par consensus par le Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA prévoit la suspension de la décision prise par le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, d’octroyer le 22 juillet dernier le statut d’observateur à l’entité sioniste au sein de l’UA.

La décision prévoit aussi la création d’un Comité de sept Chefs d’Etat africains pour formuler une recommandation au Sommet de l’UA qui demeure saisi de la question.

Il sera composé du Président sénégalais Macky Sall, en sa qualité de Président en exercice de l’UA, du Président de la République Abdelmadjid Tebboune, ainsi que des présidents sud-africain Cyril Ramaphosa, rwandais Paul Kagame, nigérian Muhamadu Bouhari, camerounais Paul Biya et du président de la RDCongo Felix Tshisekedi. Le Président Macky Sall prendra l’initiative pour le lancement des travaux de ce Comité.

Depuis plusieurs mois, cette décision d’accréditer Israël est vivement critiquée par plusieurs Etats membres, dont l’Afrique du Sud et l’Algérie, qui estiment qu’elle va à l’encontre des déclarations de l’organisation soutenant les Territoires palestiniens.

Les travaux du 35e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), axée sur le “renforcement de la résilience en nutrition sur le continent africain: accélérer le développement du capital humain, social et économique”, ont débuté samedi à Addis-Abeba, avec la participation du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, représentant du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.