Les travaux de la station de dessalement de l’eau de mer (SDEM) de Corso (Nord de Boumerdes) ont atteint un taux d’avancement estimé à 60%, a-t-on appris, jeudi, d’une source de la wilaya. «La mise en service de ce projet est de nature à renforcer les capacités d’alimentation en eau potable des citoyens des régions Ouest et Est de Boumerdes, au même titre que ceux de la partie Est de la capitale», a indiqué, à l’APS, la chargée du service Audit à la direction de l’énergie et des mines, Nacima Moula. La capacité de production de cette station, en cours de réalisation sur une assiette de plus de 6 ha, est d’environ 80.000m3/Jour, a-t-elle ajouté, assurant que «toutes les mesures et facilitations nécessaires ont été prises pour la réception de ce projet vital, au premier trimestre 2023, selon les délais contractuels». «Sa durée d’exploitation est de 30 ans», a-t-elle précisé, par ailleurs. La même responsable a souligné l’inscription de ce projet, dont le chantier a démarré en janvier dernier, dans le cadre du programme de développement d’urgence du Président de la République, pour une enveloppe de plus de 17 milliards de DA. Ce projet vital s’ajoute à un 2e projet, lancé récemment en travaux, portant sur la réalisation d’une méga-station de dessalement d’eau de mer, sur une superficie de 16 ha, mitoyenne à la SDEM de Cap Djinet (Est), entrée en exploitation en 2011, avec une capacité de production de 100.000 M3/J. Une fois opérationnelle, la capacité de production de cette deuxième station sera de près de 300.000 m3 d’eau /Jour. Elle est destinée à l’amélioration des capacités d’alimentation en eau potable des habitants des wilayas de Boumerdes et d’Alger. Le projet est inscrit au titre du plan de développement du président de la République portant réalisation de cinq (5) stations similaires à Oran, Bejaïa, El Tarf, Boumerdes et Alger. Ces deux dernières années, le volume d’eau potable produit par l’Algérienne des eaux (ADE) de Boumerdes, a enregistré une baisse, en passant de 255.000 m3/J à 144.000 m3/J, actuellement, en raison de la sécheresse. Ce volume d’eau potable est destiné à l’alimentation de plus de 150.000 abonnés, représentant près de 830.000 habitants. <