Se jouera? Ne se jouera pas ? Le match Zimbabwe – Algérie, comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021 est -normalement- fixé au 29 mars prochain. Aux dernières nouvelles, le lieu de la rencontre est établi. Le duel devrait se jouer en Afrique du Sud puisque les stades au Zimbabwe ne sont pas conformes aux normes CAF. Après, la rencontre risque de se jouer sans public par précaution contre le coronavirus si elle n’est pas complètement reportée. C’est selon l’évolution de la donne sanitaire d’ici-là.

C’est au sud de la ville de Johannesburg, à l’Orlando Stadium, que les «Fennecs» devraient s’expliquer avec les «Warriors» dans un mois. Évoluer sur un pré de bonne qualité comme celui de l’enceinte sud-africaine arrangera certainement notre équipe nationale. Ça lui évitera le cauchemar des pelouses impraticables en Afrique et les stades qui ne sont pas aux en adéquation avec le minimum qualitatif exigé par la Confédération africaine de football (CAF). En effet, l’instance confédérale a -tout simplement- refusé que les stades Barbourfields, Mandava et le National Sports Stadium accueillent les compétitions internationales. C’était après l’inspection d’une commission qui s’est rendue dans ce pays il y a quelques semaines de cela. Du côté de la Fédération zimbabwéenne de football (ZIFA), la décision semble être amère. Recevoir les champions d’Afrique loin de la maison est une contrainte qui arrange plus «El-Khadra». Ainsi, les responsables du sport à onze au Zimbabwe ont opté, comme alternative, pour l’Afrique du Sud dans l’espoir que le recours qu’ils comptent interjeter auprès de la structure de la balle ronde en Afrique puisse être considéré. Même si les chances pour voir la requête aboutir sont minimes.

Course (perdue) contre la montre
Une rénovation express de l’antre Barbourfields a été envisagée par la ZIFA afin de rendre l’enceinte éligible pour accueillir les explications des « qualifiers » de la CAN 2021 et la Coupe du Monde 2022 dans lesquels la sélection locale est engagée. Mais les délais semblent très courts et la marge de manœuvre considérablement petite sachant que l’Algérie doit être définitivement fixée sur le jour et le lieu du rendez-vous deux semaines plus tôt au minimum. C’est ce que stipule le règlement. L’intervalle temporelle est très restreint pour faite les ajustements architecturaux et d’équipement nécessaires : «une tribune médiatique, par exemple, ne peut pas être réparée en deux semaines. La réparer signifierait démanteler la structure mais d’autres problèmes comme les salles de dopage et la connectivité Internet peuvent être résolus. Les portes ont besoin d’automatisation, donc vraiment, c’est impossible à court terme », a indiqué Dictor Khumalo, le directeur du logement et des services communautaires au Zimbabwe, en précisant que « BCC et Zifa auront moins d’un mois pour répondre aux améliorations urgentes à temps pour le match contre l’Algérie.»

Risque de reprogrammation
Pour rappel, avant sa double confrontation avec le Zimbabwe, l’EN domine la poule « H » avec 6 points glanés en 2 matchs. Derrière, on retrouve leur prochain adversaire qui en compte 4 alors que le Botswana (1 point) et la Zambie (0 point) sont respectivement 3e et 4e. C’est pour dire que les deux prochaines sorties représentent un tournant dans cette campagne.
A la fin du mois en cours, on devrait connaître la tendance dans la course à la qualification. Toutefois, le verdict pourrait être décalé en raison de la propagation du Coronavirus. A ce sujet, Gianni Infantino, président de la FIFA, a indiqué que le report ou le huis clos restent des scénarios possibles. « Je n’exclus rien pour le moment. J’espère que nous n’en arriverons pas là (à un report de matches). Et je pense qu’il sera de toute façon difficile d’imposer une interdiction au niveau mondial», prévoit-t-il.
Aussi, disputer les rencontres sans public est une autre éventualité même si «chaque organisateur de compétition devra décider de ce qui est bon pour lui. À court terme, cela peut être une solution, mais on ne peut pas envisager une compétition avec plusieurs matches à huis clos sur plusieurs mois», estime le patron de la FIFA. Tout est conditionnel.