Ce qui devait être des retrouvailles enchantées a tourné au divorce prématuré. Islam Slimani a retrouvé le Sporting CP, club qui l’avait accueilli pour la première fois en Europe, en janvier dernier. Il devait y rester une saison et demie plus une autre en option. Mais les rapports tendus avec son entraîneur Amorim, qui n’était pas très emballé pour le faire signer, ont atteint le point de non-retour. Le coach ne compte plus sur le Dz qui sera libre à la fin de l’exercice. Et il faudra choisir entre rester en Europe ou la pré-retraite au pays du Golfe. Et quand on connaît le joueur, il faudra certainement s’attendre à ce qu’il fasse tout pour rester sur le Vieux Continent. Lecture.

Par Mohamed Touileb
Ce n’était certainement pas comme ça que Slimani souhaitait que les choses se passent. Son projet était de faire une ultime escale en Europe du côté du Portugal avant de prendre sa pré-retraite ou retraite tout court. Mais avec un entraîneur qui n’était pas trop chaud pour son arrivée, il fallait s’attendre à un rejet de la greffe. On ne peut pas dire que ce comeback soit un flop. En effet, Slimani a eu du temps de jeu (même si ce n’était pas beaucoup) et l’a capitalisé. En 554 minutes passées sur le terrain toutes épreuves réunies, le Dz a mis 4 buts et délivré 1 offrande. Ainsi, il aura été décisif toutes les 110 minutes en moyenne. Ce qui n’est vraiment pas mal.

Des reproches de mauvaise foi du coach
De plus, il n’a jamais exigé de jouer plus malgré son aura auprès des supporters qui gardent de très bons souvenirs de lui après son premier passage entre 2013 et 2016. Sur ses 12 apparitions depuis qu’il a débarqué en janvier avec les Sportinguistas, il n’a débuté que 5 fois. Et sur 4 de ses 5 titularisations, il a soit scoré soit assisté un coéquipier pour marquer. Malgré son professionnalisme habituel, Slimani a vu les choses se détériorer dès son retour de sélection après la date FIFA de mars. Impact de la désillusion de ne pas avoir pu se qualifier en Coupe du Monde 2022 jumelé à la période de jeun, le cocktail s’est avéré fatal. L’attaquant n’avait pas le moral en plus de «subir» le contretemps du mois de Ramadan sur le plan physique avec un âge avancé et un corps qui se régénère moins vite. Son coach Ruben Amorim n’a rien voulu savoir. Il a interprété cela comme manque de sérieux et d’implication. Tout ce que le fer de lance n’a jamais été en carrière.

Des stat’ qui laissent l’Europe toujours dans ses cordes
En tout cas, le driver du Sporting CP a définitivement scellé l’avenir de l’ancien pensionnaire de l’Olympique Lyonnais passé par Leicester City, Newcastle, Fenerbahce ou encore l’AS Monaco. Le technicien a signifié que l’enfant d’Aïn Benian devra chercher un nouveau point de chute dès cet été. Beaucoup le prédestinent -encore une fois- à signer dans un club du Golfe. À bientôt 34 ans, il faut dire qu’il ne lui sera pas évident de signer dans un club qui joue les premiers rôles en Europe.
Toutefois, on a affaire à un footballeur qui aime les défis. De plus, sur ce qu’il a pu montrer récemment, notamment avec la sélection. Sa combativité et sa productivité laissent penser qu’il peut encore se produire pendant une ou deux saisons dans un championnat majeur avant d’aller en Arabie saoudite, Qatar ou les Emirats Arabes Unis. Et ce n’est pas son rendement sur les deux matchs (buteur à l’aller et très en vue au retour) contre le Cameroun il y a 6 semaines qui contredira ce constat. Clairement, le dossier du buteur historique des « Fennecs » animera le mercato estival avec un potentiel point d’ancrage qui pourrait nous surprendre. n