«Afro Cirkus – itinéraire d’un continent» mêle acrobaties, musique africaine mais également un « certain aspect théâtral», en mettant en avant «le récit d’un migrant africain» qui réalisera, plus tard, qu’il peut également vivre et travailler dans son pays.

A l’occasion de la présentation du spectacle «Afro Cirkus – itinéraire d’un continent», programmé pour un total de cinq dates à Alger, du 23 au 27 mai prochain, une conférence de presse a été organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC).
Lors de cette rencontre, le producteur du spectacle, Meziane Azaiche, également directeur du célèbre Cabaret Sauvage à Paris, est revenu sur la naissance d’un spectacle réunissant les artistes d’un précédent spectacle «Cirque Mandingue» et programmé initialement dans le cadre de la célébration des vingt ans de l’espace parisien.
En effet, «Afro Cirkus» met sur scène les neuf jeunes acrobates guinéens, issus du cirque Mandingue, en plus de deux musiciens, et de l’acteur algérien Athmane Bendaoud, dans le rôle du conteur. Le spectacle, programmé à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh du 23 au 27 mai prochain, avant de se lancer dans une tournée mondiale, a ainsi vu le jour, explique Meziane Azaiche, dans le cadre d’une sorte de rétrospective des moments forts des deux décennies du Cabaret sauvage. «Ces artistes ont marqué le Cabaret sauvage et c’est, naturellement, pour la célébration de ses 20 ans que nous avons à nouveau fait appel à eux». Meziane Azaiche ajoute, par ailleurs, que ce fut grâce au Festival panafricain que la rencontre avec ces artistes avait été possible. «J’avais rencontré pour la première fois les artistes, en 2009 à Alger, à l’occasion du Festival Panafricain. Cela s’était fait très rapidement, mais j’ai pu acquérir le spectacle qu’il faisait et le produire deux ans plus tard pour un total de cinq dates.» Cette présentation a aussi été marquée par la participation du chef de la troupe, l’artiste Camara Yamoussa, qui précise que le spectacle constitue également une première pour la troupe. «C’est la première fois que nous travaillons simultanément avec des musiciens.» Il ajoute, à propos des difficultés rencontrées par les artistes de la troupe guinéenne, mais aussi de leurs compatriotes du «cirque Baobab» qui les accompagneront sur scène, que «bien sûr nous avons bénéficié pour certains d’entre nous de formation par des artistes français, notamment à l’école de Châlons-en-Champagne (…) mais nos premiers moyens sont nos corps».
Meziane Azaiche souligne que «cela a été différent d’organiser ce spectacle, un peu plus compliqué. En fait, nous ne connaissons pas très bien les artistes africains, l’accès à eux n’est pas toujours facile, et par la suite il faut aussi réussir à leur donner un sentiment de confiance en notre démarche.» Estimant toutefois que «cela peut prendre un certain temps, mais en même temps je voulais vraiment aider ces artistes (…) ma démarche a été de faire un beau spectacle en donnant la possibilité à des gens que je sens proches de moi». Revenant sur les conditions d’organisation de l’événement accueilli par l’Opéra d’Alger dans le cadre des célébrations du mois de Ramadhan, les responsables de l’AARC ont fait savoir que le spectacle «Afro Cirkus», ouvert au public selon trois tarifs (1 500, 2 000 et 2 500 dinars) selon les emplacements, serait également l’occasion de lancer pour la première fois «la numérotation des sièges, pour assurer le respect des places». Les billets étant quant à eux en vente au niveau de l’Opéra d’Alger.
Par ailleurs, il a été annoncé sur la page officielle de l’AARC que «notre partenaire Caltam Tours met à disposition du public des navettes gratuites vers l’Opéra d’Alger du 23 au 27 mai 2018». Ces navettes sont au départ de la place Audin (arrêt de bus Etusa), de la place du 1er-Mai (en dessous de la passerelle menant au marché Ali-Mellah) et de Chevalley (arrêt de bus devant la poste cité Fougeroux). Les bus démarreront à 21H30 précise. Et le retour à partir de l’Opéra d’Alger vers les mêmes lieux de départ à 1H du matin.