C’est l’intitulé du spectacle que s’apprête à organiser la Fondation Matoub Lounès, dans la nuit du 25 juin 2018. L’ONDA et l’ONCI prêteront leur concours à l’organisation de cet événement, qu’on présente comme original et unique en son genre en Algérie.

Le tout, grâce à la technique de l’halographie et l’usage des outils des jeux vidéo et de la réalité virtuelle, qui permettent une représentation d’une image en trois dimensions et apparaissant comme «suspendue en l’air». Plusieurs opérations ont été nécessaires pour la tenue de cette représentation virtuelle. Des travaux de défrichage du terrain destiné à accueillir les gradins ainsi que l’acheminement du matériel de diffusion du Zénith vers le village ont été entrepris. En effet, des opérateurs et un camion-régie de l’ONCI seront à Taourirt Moussa pour la réalisation du spectacle. «Le Zénith de Kabylie 2018» est la reproduction du concert de Lounès Matoub de 1995, par l’exploitation des images qui sont restées inédites jusqu’à ce jour. «Lounès a refusé de les diffuser, car le public avec qui il avait l’habitude de communier lors de ses concerts n’apparaîssait pas.» Un défaut qui va être désormais réparé. «Grâce à cette prouesse de technologie, le Rebelle sera de retour parmi les siens, dans le ciel du village qu’il l’a vu naître», expliquera la sœur du chanteur. Sur le plan organisationnel, on annonce la mobilisation de près de trois cents bénévoles pour assurer la sécurité et prendre en charge tous les aspects de l’organisation. Une waâda (un repas de l’amitié et de bienvenue) préparée en commun par la famille et les villageois sera servie à tous les visiteurs. D’autres chanteurs viendront prêter leurs voix dans un concert qui sera donné à la même occasion.
Par ailleurs, un gala-hommage au Bataclan, en France, a eu lieu où «des artistes, fidèles aux idéaux de Lounès, lui ont rendu un hommage, le 22 juin au Bataclan. Oulahlou, Malika Domrane, Ali Amrane, Tenna, Akli D, Louiza, Karim OSM et Iggig Moh ont été les invités de ce concert pour célébrer l’engagement et l’œuvre de Lounès Matoub, qui agissent encore comme une lame tranchante sur ses assassins. « Non, le temps n’a pas d’emprise sur la mémoire d’un homme qui a véhiculé un message libérateur et laissé une œuvre universelle. Sa voix, telle une révélation, ne cesse d’inspirer tout individu épris d’amour, de justice et de liberté», avait annoncé, il y a plusieurs jours, Nadia Matoub, la veuve du chanteur sur sa page Facebook.