Après Mostaganem, c’était autour d’Alger d’accueillir, mardi dernier à la salle Ibn Zeydoun (OREF), le concert spectacle de la Cie d’Alberto López, en tournée en Algérie jusqu’au 11 juillet. Organisé par l’ambassade d’Espagne en Algérie et les Institut Cervantes d’Alger et d’Oran, en collaboration avec le ministère de la Culture algérien, le spectacle «Detrás de la verdad» (Derrière la vérité) se veut un hymne à l’amour, à la joie, à la vie tout simplement. Dans une salle archicomble, le virtuose de la guitare flamenca Alberto López, très apprécié par le public algérien, donne le coup d’envoi. Un solo composé de trois pièces musicales instrumentales. Il est seul sur scène. Seul avec sa guitare qu’il gratte avec dextérité et délicatesse, en totale communion avec son instrument. A peine rejoint par le reste du groupe, que la musique démarre de plus belle. D’autres sonorités, d’autres mélodies émises par la guitare et les différentes percussions accompagnaient la belle voix de Reyes Martin. Une voix rauque, suave et chaude. Un coffre puissant qui habille et porte à merveille la musique. Oscar Reyes a en outre charmé l’assistance avec une belle performance : une gestuelle fluide, un mouvement précis et une danse qui respire la vie, portée par la belle voix de Reyes Martin. Saisissant l’occasion de présenter les membres qui l’accompagnent, Alberto López a tenu à exprimer sa joie d’être à nouveau en Algérie. Un pays qu’il connait puisqu’il s’y est déjà produit, gardant un agréable souvenir de son public qu’il qualifie de «connaisseur et mélomane». Au-delà de la musique et du chant, le spectacle «Detrás de la verdad» est un voyage à travers des sonorités hispaniques. Une mélodie délicieuse y émane. «Detrás de la verdad» est, par ailleurs, un spectacle de flamenco dynamique qui modernise ou du moins modifie la scénographie traditionnelle du flamenco. Après Alger et Annaba (mercredi), la compagnie d’Alberto López se produira aujourd’hui jeudi à Constantine à la salle Ahmed-Bey à partir de 19h. R. C.