Lâché par son partenaire Volkswagen après l’arrêt des activités de son usine de Relizane et l’incarcération de son PDG Mourad Oulmi l’année dernière, le groupe Sovac est en train de relancer son plan social proposé à ses salariés au début de septembre dernier.

En effet, dans l’incapacité de reprendre ses activités, le représentant historique du groupe allemand est en train de se retirer de la scène automobile et ses dirigeants toujours en poste tentent de mettre en place une stratégie de séparation avec les travailleurs. En ce sens, un courrier vient d’être adressé par l’administrateur judiciaire de la société, Rabah Tafighoult, au président du Conseil de participation, lui faisant part de l’incapacité de cette usine de poursuivre ses activités d’assemblage automobile conformément aux nouveaux cahiers des charges régissant respectivement l’importation de véhicules neufs et l’industrie mécanique. «Notre entreprise ne remplit pas les conditions et modalités contenues dans le décret exécutif 20-226 du 19 août 2020, qui fixe les obligations et modalités pour ces deux activités», écrit l’administrateur, rappelant que Sovac Production se trouve à l’arrêt depuis plus d’une année.
Autrement dit, le groupe Sovac s’apprêterait à disparaître, mais avant cette étape, il procèdera au «déploiement d’un plan social conformément aux textes prévu par le Décret législatif N°94-09 du 26 mars 1994 et prévoyant la préservation de l’emploi et la protection des salariés», propose le même responsable. Lequel plan propose trois formules de départ, à savoir la retraite anticipée, le système d’assurance chômage pour les travailleurs contraints de quitter leur poste de façon involontaire et pour raison économique ou le départ volontaire en contrepartie d’une prime de compensation.
Ce plan social est ainsi soumis pour étude au Conseil de participation de Sovac Production qui se prononcera dans quinze jours. Une réunion d’urgence est d’ores et déjà prévue à ce sujet et programmée pour la journée du 29 novembre.
Ainsi donc, forcé à l’arrêt des activités d’assemblage automobile depuis de nombreux mois, il est en train de pousser l’ensemble des intervenants dans la branche à opter pour un plan social. Avant Sovac, c’est Renault Algérie Production qui avait mis à exécution son propre plan, au début de septembre dernier. Mais, si le constructeur français est attendu pour reprendre du service dans son usine Renault Algérie Production de Oued Tlelat (Oran), Sovac est en train de fermer boutique, après avoir représenté Volkswagen pendant plusieurs années. La séparation entre ces deux partenaires a d’ailleurs été entamée par le groupe allemand depuis bientôt une année, le groupe allemand ayant annoncé, en décembre 2019, qu’il avait cessé la livraison des kits pour son représentant en Algérie ainsi que la suspension de ses activités à Relizane. <