Par Mohamed Touileb
Ça y est ! La CAN-2021 est terminée. Le Sénégal a été sacré, mais c’est l’Afrique qui a gagné. Et dire que cette 33e édition a failli ne pas se dérouler. Quantité de malintentionnés ont voulu gâcher la fête et la saboter. Il était même question de reporter l’opus, voire carrément l’annuler. Mais il a fallu se bagarrer et s’affirmer pour ne pas céder ce qui restait de la souveraineté.
Les clubs européens et la FIFA ont dressé tous les obstacles possibles pour démotiver la Confédération africaine de football (CAF) et les Camerounais. C’était sans compter sur la détermination de Samuel Eto’o et Patrice Motsepe. Certes, dans cette séquence, tout n’a pas été parfait. Toutefois, on ne peut pas dire que le Cameroun ait fait dans la demi-mesure quand nombre de personnes à influence dans le foot pensaient que la compétition prendrait le mur de plein fouet.
Bien évidemment, il y a eu quelques défaillances. Cependant, pour honorer l’engagement envers le continent, le pays de Paul Biya a fait preuve de détermination et de vaillance. En termes d’organisation, on ne peut pas parler d’excellence. Néanmoins, pour le pays hôte, il y avait quelques circonstances atténuantes. Notamment le fait de s’être engagé pour abriter une CAN à 16 équipes avant de se retrouver avec 24 sélections prétendantes.
Malgré cela, la nation des «Lions Indomptables» a montré de l’insistance pour honorer cette date importante. Si le Cameroun avait laissé tomber cet évènement, cela aurait acté la vassalisation définitive au Vieux Continent. Comprenez donc que l’enjeu dépassait le simple cadre footballistique. Il s’agissait de l’existence même de ce rendez-vous fantastique qui rassemble notre chère Afrique. On ne le dira jamais assez. La couronne est revenue aux Sénégalais, mais c’est tout le continent qui peut plastronner.