Par Feriel Nourine
Peugeot Citroën Production Algérie (PCPA) annonce la signature d’un accord de partenariat avec la Bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest (BSTPO). Une opération que les deux partenaires inscrivent dans le cadre de la promotion du développement «d’un véritable écosystème automobile» en Algérie, indique PCPA dans un communiqué.
En effet, cet accord de partenariat a pour objectif de «faciliter et développer l’intégration locale dans le domaine de l’industrie automobile en Algérie», explique la même source, avant de souligner que PCPA et BSTPO «sont parvenus à une entente de principe et concluent un protocole d’accord en vertu duquel PCPA apportera son expertise au service des PME et PMI dans leurs démarches de certification». Cette démarche «garantira la fabrication de produits de qualité, conformément aux normes et standards mondiaux du Groupe Automobile Stellantis», poursuit PCPA.
A noter que Stellantis a été fondé en janvier dernier dans le cadre d’une fusion entre les groupes PSA et Fiat Chrysler FCA. Il compte 20 marques dont 5 de PSA (Citroën, DS Automobiles, Opel, Peugeot et Vauxhall) et 9 issues de FCA (Abarth, Alfa Romeo, Chrysler, Dodge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et RAM). De son côté, BSTPO «apportera sa maîtrise opérationnelle dans le domaine de la sous-traitance afin de faciliter l’intégration de nouvelles productions industrielles destinées à la construction automobile en Algérie», fait-on encore savoir.
Ce partenariat «contribuera de manière décisive à la création d’un véritable écosystème automobile voulu par les deux parties», insiste le communiqué. Même si ce partenariat a été signé fin avril dernier, comme le précise CPCA, son annonce a dû attendre plusieurs semaines pour se faire par voie de communiqué. Et elle pourrait bien avoir été provoquée par les toutes fraîches déclarations sur l’usine PCPA faites par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans l’interview accordée à l’hebdomadaire français Le Point.
Après avoir fait l’éloge des responsables de l’usine oranaise de PSA, en indiquant que «le mérite de Peugeot, c’est de ne pas avoir accepté de verser de pot-de-vin» et «pour cette raison, nous avons beaucoup de respect pour ce partenaire». Abdelamdjid Tebboune n’a pas manqué de rappeler les nouvelles exigences en matière d’intégration dans la filière industrie mécanique.
«L’usine projette une production de 76 000 véhicules alors que l’Algérie consomme un minimum de 350 000 véhicules par an. Nous voulons aussi augmenter le taux d’intégration, à 30, 35 %», a-t-il souligné, en insistant sur le respect des cahiers des charges, axés sur la promotion de la sous-traitance locale. «Ceux qui veulent se lancer dans la construction mécanique, en respectant les cahiers des charges, sont les bienvenus», a lancé le chef de l’Etat.
Quelques petits jours après l’interview accordée à Le Point, le communiqué de PCPA peut aussi être interprété comme une réponse attestant de la disponibilité du groupe automobile français à inscrire sa démarche en droite ligne avec le nouveau dispositif réglementaire portant sur l’industrie automobile en Algérie. Avec l’objectif de mener à terme le projet d’une usine auquel les responsables de PSA tiennent énormément, comme ils tiennent à le rappeler à chaque opportunité. n