Par Yazid Miloudi
Si le gouvernement mise sur un retour à l’équilibre de la balance des paiements dès la fin de cette année 2021, c’est qu’il s’appuie sur des données. Ces dernières n’ont rien d’un secret d’Etat. Il s’agit tout simplement du pétrole. Pour cela, deux paramètres sont entrés en jeu depuis le début de l’année en cours, les prix de l’or noir dans les marchés et la production nationale du même «produit». Les chiffres publiés par l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés) dans son rapport du mois de novembre en donnent un aperçu. Ainsi, la production algérienne de pétrole brut s’est établie à 949 000 barils par jour en octobre, contre une production de 937 000 barils par jour, en septembre, et 921 000 barils par jour en août 2021. Une augmentation sensible réalisée grâce à la levée progressive des restrictions imposées par l’Opep+. A ce rythme, l’Algérie ne tardera pas à atteindre le volume pompé en 2019, estimé en moyenne à 1,023 million de barils par jour.
En parallèle à la production en hausse, il y a l’autre «atout», celui des prix de l’or noir dans les marchés. En progression depuis plusieurs mois, ils font augmenter les recettes pétrolières et ainsi vont permettre au gouvernement de s’appuyer dessus pour réaliser ses nombreux objectifs déclarés.
Ces deux paramètres, qui étaient importants pour le pays il y a des décennies, restent ainsi toujours les meilleurs repères pour essayer d’évaluer l’état des lieux au niveau interne. Oui, la stabilité en Algérie, et sur tous les plans, dépend, en premier lieu des courbes de la production du pétrole et de son prix. Il est encore important de répéter et de rappeler que les hydrocarbures pèsent pour les deux-tiers dans le budget de l’Etat. Une situation qui vient contredire tous les discours officiels sur l’importance de faire changer les choses. Ni l’agriculture ni les énergies renouvelables, ou encore d’autres «produits», n’arrivent encore pas à remplacer les hydrocarbures. Le sous-sol algérien reste le maître incontesté du présent de tous.