Le taux d’alimentation en eau potable (AEP) dans la wilaya de Souk-Ahras atteindra les 152 litres/jour par citoyen contre 111 actuellement, avec une augmentation dépassant les 40%, a-t-on appris, jeudi, auprès de la direction des ressources en eau.

Ce taux sera atteint après achèvement de l’opération de mise en eau du barrage Oueldja Mellegue (150 millions m3) dans la commune d’Oued Kebarit et la réception du barrage Oued Djedra d’une capacité de 35 millions m3 à proximité de la ville de Souk-Ahras, a souligné la même source, mettant l’accent sur l’impact qu’auront ces deux opérations dans l’augmentation des capacités d’approvisionnement en eau potable dans cette wilaya frontalière.
Une fois réceptionnés, ces deux barrages, qui viendront s’ajouter à deux autres déjà en exploitation, à savoir barrage Aïn Dalia (7km à l’ouest de Souk-Ahras) et qui alimente les villes de Souk-Ahras, Tebessa et Oum El Bouaghi et le barrage Echaraf dans la commune de Sedrata destiné à l’irrigation du périmètre agricole de cette région, porteront la capacité globale de stockage à 420 millions m3.
Le taux d’approvisionnement en eau potable est passé de 93 litres/jour en 1999 à 134 litres/jour à fin 2017 et ce en dépit de la réduction du volume des eaux dans le barrage Aïn Delia (76 millions m3), considéré comme la source principale des eaux pour la wilaya, a rappelé la même source, précisant que le taux de remplissage de cette infrastructure hydrique avait enregistré une baisse sensible durant l’été dernier avec un volume ne dépassant pas les 22 millions m3.
Les sources des eaux souterraines, réparties à travers plusieurs régions de la wilaya, contribuent «efficacement» à l’approvisionnement des habitants des 26 communes que compte Souk-Ahras en ce précieux liquide, a fait savoir la même source, rappelant que plus de 70 forages allant de la commune d’El Ouilane jusqu’à Bir Bouhouche en passant par la commune de Taoura constituent «une ressource essentielle d’alimentation en AEP».
Il a également rappelé la réalisation de 6 forages profonds pour les communes de Lakhdara, Aïn Zana, Aïn Soltane et Medaourouche et l’extension de 140.000 mètres linéaires de conduites à travers 10 communes, attestant que l’objectif étant «d’éliminer définitivement le problème de pénurie d’eau», notamment dans les communes frontalières à l’image de Lahdada, Ouled Moumène, Lakhdar, Aïn Zana et Ouled Idris.(APS)