Un communiqué de la holding Sonelgaz, jeudi 3 octobre, a indiqué que son P-DG, Chaher Boulakhras, «a procédé à un mouvement dans le top management de certaines filiales du Groupe Sonelgaz».

Les changements, précise la même source, ont touché en priorité les premiers responsables de la compagnie d’Engineering de l’électricité et du gaz (CEEG), mais aussi la société de montage industriel (Etterkib), la Société de travaux et de montage électrique (Kahrakib) et la Société de transport et de manutention exceptionnelle des équipements industriels et électriques (Transmex).
D’après nos sources, il s’agit d’un mouvement de chaises musicales et d’une opération de permutations de portefeuilles et de responsabilités pour les directeurs concernés dont la motivation est «d’opérer des réformes efficaces dans l’organisation et dans le fonctionnement capables de prévenir et de corriger l’ensemble des externalités négatives pouvant influencer les métiers du Groupe, notamment dans les domaines liés à l’engineering et aux travaux vu l’ampleur des projets structurants en cours de réalisation et dont ces sociétés ont la charge». Le communiqué de Sonelgaz évoque également la «qualité et la mobilité professionnelle du management comme levier de mise en œuvre des démarches managériales destinées à améliorer la qualité et le contenu de l’exercice du service public».

Abderrahmane Sakhri, superviseur général du pôle partenariat et développement industriel
On peut lui ajouter que le mouvement opéré – qui «répond à la nécessité de mettre en œuvre une nouvelle stratégie corporate du Groupe» peut être considéré comme l’une des premières grandes actions de son nouveau et ambitieux patron,
M. Boulakhras qui s’est dit «plus jeune que Sonelgaz» qui fête son cinquantenaire depuis juin dernier et qui a déjà opéré, le 30 septembre dernier (après les nominations annoncées le 3 octobre), à la nomination de Abderrahmane Sakhri – un vieux routier de Sonelgaz – au poste de «superviseur général du pôle partenariat et du développement industriel». Ce pôle, a-t-on appris, «sera d’abord chargé de faire le bilan des engagements contractuels dans le cadres des packages entrepris dans les différentes joint-ventures, créées ces dernières années, et de préparer l’externalisation de Sonelgaz».
Sa mission est d’«évaluer les partenariats industriels en cours de mise en œuvre et d’en développer de nouveaux de façon à approcher, à terme, un taux d’intégration nationale de pas moins de 70%». Ces partenariats stratégiques pour la fabrication d’équipements industriels «seront renforcés par des partenariats dans le domaine de l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction de façon Sonelgaz en mesure d’opérer à l’étranger aussi bien dans l’exportation de l’énergie que dans l’ingénierie et les services des chaînes industrielles électriques et gazières».
Le P-DG de la Holding a également nommé Manel Aït-Mikideche au poste de directrice de la communication, un poste qu’elle connait bien pour avoir exercé la fonction de communicante au sein de Sonelgaz depuis 2002 avant de rejoindre le ministère de l’Energie à la nomination de Noureddine Boutarfa, ancien P-DG de la maison, et d’y rester durant le mandat de son successeur Mustapha Guitouni. Son retour à Sonelgaz a eu lieu après l’arrivée du ministre Mohamed Arkab, qui est lui aussi un ancien de la holding. Le P-DG a également esquissé les grandes lignes de la stratégie de Sonelgaz en matière d’intégration nationale et de développement de ses activités à l’international. Dans cette perspective, une direction générale du développement industriel et du partenariat a été créé au sein de la holding Sonelgaz.