Jeudi, 9 février, le PDG de Sonatrach Toufik Hakkar était à Tripoli, en Libye, pour un protocole d’accord avec le président du Conseil d’administration de la National Oil Corporation (NOC), prévoyant la reprise des activités du groupe algérien, suspendues depuis 2011.

Par Kahina Sidhoum
Cette rencontre a «permis de passer en revue les capacités et les expertises des filiales relevant de Sonatrach en matière de prestations pétrolières dans toutes les étapes des opérations pétrolières, à savoir la géophysique, l’exploration, le forage de puits, la maintenance, la construction, les installations et la formation des compétences», a indiqué M. Hakkar, selon lequel le volume des investissements de l’entreprise nationale en matière d’exploration en Libye avoisinera prochainement les 200 millions de dollars, contre 150 millions de dollars actuellement. «Sonatrach respecte ses contrats en Libye, des contrats à travers lesquels nous voulons parachever nos engagements contractuels et examiner les voies à même de développer les champs explorés dans les plus brefs délais», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’un retour du groupe algérien «dans les meilleurs délais», d’autant que la demande mondiale de pétrole et de gaz naturel est en hausse, a-t-il dit. Sonatrach et la National Oil Corporation peuvent jouer un «rôle actif» dans la stabilisation du marché international du gaz, a estimé Toufik Hakkar, soulignant que les deux parties s’emploient à répondre aux demandes du marché, y compris au niveau de l’Europe. Pour sa part, le président du Conseil d’administration de la NOC, M. Sanalla, a indiqué que plusieurs questions détaillées sur le retour de Sonatrach dans son secteur d’exploration dans le bassin de Ghadamès ont été abordées lors de la rencontre qui a, également, porté, a-t-il dit, sur les moyens de développer les relations entre les deux parties et de démarrer la production, en particulier à la faveur des nombreux atouts de la région de Hamada et à la lumière de la demande mondiale croissante d’énergie, notamment le gaz. Il a, par ailleurs, été question, lors de la rencontre, de la contribution des filiales de Sonatrach dans la maintenance, la réactivation des pipelines, la construction de réservoirs et le forage de puits, a fait savoir le responsable libyen. Les représentants des deux compagnies ont notamment insisté sur les études géophysiques, la maintenance des machines de forage, les travaux technologiques et la formation assurée par l’Institut algérien du pétrole au profit de la partie libyenne, a-t-il précisé.
Pour sa part, le ministre libyen du Pétrole et du Gaz, Mohamed Aoun, a déclaré que Sonatrach est attendue pour une «reprise rapide» de ses activités en Libye. Dans un entretien au média électronique russe Sputnik, le responsable libyen a souligné l’importance d’une reprise rapide de l’activité de Sonatrach en Libye. Il a, par ailleurs, indiqué que son pays comptait porter le volume de sa production à environ 1,5 million de barils par jour en 2022-2023. «L’objectif du plan du ministère est de porter la production à environ 1,4 million ou 1,5 million de barils par jour», a-t-il dit, rappelant que la production pétrolière de la Libye se situait actuellement entre 1 million et 1,2 million de barils par jour. Le ministre a insisté sur la nécessité de développer rapidement les explorations gazières et de travailler avec les compagnies internationales dans ce domaine, notamment russes. n