Le plasticien algérien Mounir Gouri expose ses œuvres, depuis vendredi et jusqu’au 19 février, à la galerie d’art «Al Quds Gallery» à Washington DC (Etats-Unis d’Amérique), en compagnie de l’artiste franco-marocain Abdelkrim Tajiouti.

Une des oeuvres de lartiste exposées à WashingtonMounir Gouri présente une série de dessins lors de cette exposition intitulée «Sketched reflexions on an unfinished conflict» (réflexions esquissées sur un conflit inachevé) et organisée par The Jerusalem Fund for Education and Community Development (Le fonds Jérusalem pour l’éducation et le développement communautaire). «L’exposition est née grâce à ma galeriste à Paris [Mamia Bretesché Gallery, fondée en 2011], qui est en contact avec la fondation», nous a expliqué l’artiste. Né à Annaba en 1985, Mounir Gouri est diplômé en design graphique de l’Ecole des Beaux-arts d’Annaba. Utilisant à la fois la performance, la vidéo, la photographie et la sculpture, il fait partie de la jeune génération de designers. Mounir Gouri, qui a notamment exposé ses travaux dans plusieurs galeries d’art en France, a participé à plusieurs expositions collectives et personnelles et a pris part à plusieurs résidences. Il a également à plusieurs événements et foires en Algérie et à l’étranger (Foire des arts de Beyrouth, Festival des arts numériques en France et en Italie, la biennale de l’image en mouvement en Argentine, biennale d’art contemporain d’Oran…).
En outre, The Jerusalem Fund Education and Community developement est une organisation à but non lucratif, fondée en 1977. A l’origine, ce fonds accordait des bourses aux étudiants palestiniens, toutefois, au cours des quatre dernières décennies, il a évolué «pour répondre aux besoins changeants». Ce fonds «vise à sensibiliser davantage la population palestinienne aux États-Unis et à l’étranger et à améliorer la vie des Palestiniens en Palestine et dans la diaspora».
Le Fonds a développé trois programmes: «le lien humanitaire», qui prévoit des fonds pour fournir des secours, des services médicaux et du soutien au développement communautaire; «Le Centre de la Palestine», qui organise des conférences sur l’éducation et l’analyse des politiques dans la région de DC et diffuse des informations en ligne ; et enfin, l’aspect culturel. Disposant d’une galerie d’art, Al-Quds Gallery, le fonds organise également des expositions, de projections, de rencontres littéraires et musicales. Inaugurée en 2000, la galerie d’art s’est imposé «comme un espace d’expositions d’art contemporain et une vitrine pour les travaux d’artistes palestiniens et ceux issus des pays arabes et musulmans».