La vie n’a pas été tendre avec lui ces derniers temps en emportant un être cher à lui. Un parent. Mais il a su faire le dos rond. Le décès de son père semble lui avoir donné une certaine force pour dépasser ce douloureux événement. Saïd Benrahma, auteur d’un triplé en début de semaine avec Brentford face à Hull City (1/5), est dans une forme époustouflante. Flamboyant, il peut prétendre à réintégrer la sélection lors des prochaines importantes échéances.

Trois buts, une passe décisive et une célébration en hommage à son papa qu’il a perdu il y a deux semaines. Benrahma ne pouvait pas rêver de meilleure performance pour oublier ces instants cauchemardesques. Chez Hull City, il a brillé de mille feux pour envoyer un signe fort à son père désormais à cent mille lieues. Loin dans les cieux. C’est indubitable. Benrahma est une étoile. Un joueur impitoyable. Pas le genre à planter beaucoup de buts comme Jamie Vardy ou distiller des passes décisives comme Lionel Messi. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir la meilleure moyenne de notes en Premiership (seconde division anglaise) soit un 7.39 devant Matheus Pereira du leader West Browitch, qui est aussi deuxième meilleur passeur du championnat (10 offrandes), ainsi qu’Eberechi Eze des Queens Park Rangers (16e).
L’admiration du coach
Le milieu offensif, passé par l’OGC Nice, a compilé un total de 8 réalisations (22e du classement) et 5 «assists» (20e du recensement) en 27 rencontres jouées. Mais plus que ces chiffres, c’est son apport dans le jeu et sa capacité à donner plus de volume sur le plan offensif.
C’est un élément précieux dans l’échiquier de l’entraîneur Frank Thomas. D’ailleurs, après la prestation XXL du « Fennec », son coach n’a pas caché son admiration quant à la force mentale du natif de Aïn Témouchent: » nous savions tous que c’est très difficile lorsque quelqu’un perd  un être cher. Nous lui avons donné tout le temps dont il avait besoin pour se remettre.  Ce fut un très bel hommage pour son père. Il a eu des jours très émouvants.» Le chef de la barre technique a aussi révélé que son poulain a insisté pour tenir sa place habituelle dans la onze : » Il a dit qu’il voulait jouer pour son père et faire de son mieux. Il était magnifique dans ses actions, ses touches et bien sûr en marquant trois buts. C’était une performance fantastique de sa part.»
Pérenniser une place en sélection
Ses performances en club contrastent avec celle avec la tunique de l’Algérie. En sélection, celui qui a commencé sa carrière chez le NR Bethioua quand il avait 9 ans n’a fait que 3 apparitions pour 0 but et
0 «passe D». Benrahma semble éprouver de la peine à s’imposer. Il n’était pas là avec les 23 qui ont été sacrés champions d’Afrique en dépit de sa bonne copie rendue avec Brentford au terme de la séquence 2018-2019 avec 11 buts et 16 passes décisives en 46 matchs. Après la CAN égyptienne, le sélectionneur d’ » El-Khadra », Djamel Belmadi, l’avait, de nouveau, convoqué. C’était au mois d’octobre dernier. Il a eu droit à 63 minutes contre la RD Congo à Tchaker. Un match soldé par le score d’un but partout dans lequel le droitier n’a pas vraiment brillé. Il n’a, par conséquent, pas été retenu pour la date de novembre ni été sur la pelouse de Lille (France) lors du carton (3/0) des camarades de Riyad Mahrez face à la Colombie. Se faire une place pérenne dans le « Club Algérie » sera certainement un de ses objectifs.
Il aura peut-être l’occasion de marquer des points au mois de mars avec les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021 et la double confrontation face au Zimbabwe (23 et 31 du mois). A condition de maintenir ce niveau de performances.n