Encore une fois, l’entraîneur Bernard Casoni, qui est aux commandes techniques du MC Oran pour cette saison, s’est fait remarquer. Et pas de la meilleure des manières. En effet, le technicien français a été expulsé lors du derby face à l’USM Bel-Abbès (1/1), joué le 23 décembre dernier, pour un mauvais comportement envers l’arbitre de touche. Une attitude qui lui a valu 1 mois
de suspension après avoir comparu face à la Commission de discipline (CD) de la Ligue
de football professionnel (LFP). Cette dernière a rendu son verdict hier.

Ce n’est pas la première fois que l’ancien driver du Mouloudia d’Alger se retrouve sanctionné. Et c’est toujours pour des histoires de contestations véhémentes envers les officiels de la rencontre. Auparavant, il a même été accusé d’avoir insulté l’Algérie juste pour dénoncer le mauvais arbitrage en disant que ce dernier « est à l’image du pays. » C’était lors d’une rencontre du Doyen contre le NC Magra. A l’époque, le délégué de la rencontre avait rédigé un rapport accablant à son encontre. Casoni avait, selon le compte-rendu disciplinaire, non seulement insulté l’arbitre et le délégué en plus de rabaisser l’Algérie et les Algériens. Un épisode qui lui avait même des remontrances de la direction mouloudéenne ayant songé à le mercier en octobre 2019.
La suite, c’était une campagne de communication pour se laver de ses accusations. « Je n’ai jamais tenu des propos citriques envers l’Algérie. C’est un grand pays que j’aime et respecte beaucoup. Je me suis emporté, certes, lors du match de Magra, car l’arbitre choisissait les moments forts où l’on dominait la partie pour faire la pause hydratation ; ce qui nous a beaucoup pénalisés et cassé nos actions offensives .Quand il y a une injustice, je ne peux pas me retenir. Pour preuve, je n’ai jamais auparavant critiqué l’arbitrage », avait-il argué.

Un peu de retenue ne tuerait personne
Souvent, le Cannais laisse son tempérament nerveux prendre le dessus. Et quand cela arrive, les dérives verbales lui valent le carton rouge. Par ailleurs, malgré cette réputation décuplée par ses passages ratés sur le banc du sigle algérois la saison passée et tout ce qu’il en a découlé comme conflits juridiques sur les indemnisations du licenciement, l’entraîneur de 59 ans a pu exercer de nouveau dans un autre Mouloudia, celui d’Oran.
Aujourd’hui, l’Algérie, permet à Casoni de gagner assez décemment sa vie avec un salaire mensuel estimé à 300 millions de centimes chez la formation oranaise. Son penchant à avoir des attitudes condamnables qui manquent de retenue est manifeste. A partir de là, le CD de la LFP devra pensez à infliger des périodes de suspension plus longues et des amendes plus conséquente afin que l’ancien entraîneur d’Al-Khor (Qatar) se tienne à carreaux. D’autant plus que le recrutement de drivers étranger est censé ramener plus de rigueur et instaurer les mentalités de professionnalisme. Pour cela, l’exemplarité et nécessaire. Et ça ne semble pas le fort de Casoni.