Le parti de TAJ dont le leader se déplace aujourd’hui à Sidi Bel Abbès s’active sur deux fronts, celui de la préparation de l’élection présidentielle d’avril prochain et celui en relation avec l’après-échéance, à savoir la conférence nationale annoncée par le chef de l’Etat dans son message de candidature. Parallèlement à la mise en place de la commission chargée de mener campagne pour la candidature du président Bouteflika, le parti lance également, dans ses structures, le chantier lié à la conférence nationale inclusive devant se dérouler après le scrutin présidentiel. Le président du parti Tajamou Amal El Jazaïr (TAJ), Amar Ghoul, a annoncé, avant-hier, la mise en place de la commission nationale pour la prochaine élection présidentielle qui sera présidée par le député Mustapha Nouassa. M. Ghoul a indiqué, par la même occasion, que sa formation politique avait entamé la campagne de collecte de signatures comme première phase, en distribuant plus de 500 000 formulaires aux citoyens et plus de 2 000 aux élus.
S’agissant du soutien qu’apporte son parti à la candidature du président sortant, le chef de TAJ a expliqué que ce choix traduit une «conviction» et tient compte «du bilan de ses réalisations dans tous les domaines», estimant que le président Bouteflika «bénéficie d’un consensus, tant au niveau des institutions de l’Etat qu’à l’échelle régionale et internationale». A propos du projet portant conférence nationale, Ghoul a souligné que son parti avait à maintes reprises défendu le principe de réunir tous les acteurs politiques, et que cette conférence «vient répondre aux profondes préoccupations des citoyens et au rêve de la classe politique». Il a exprimé, à ce propos, son souhait de voir «se réunir toutes les forces du pays pour faire face aux risques et menaces régionales et internationales». Le parti TAJ semble ainsi mettre les bouchées doubles au-delà même de l’échéance présidentielle si l’on se réfère à l’installation de l’autre commission, chargée celle-là de la formulation des idées et des propositions de sa formation politique pour la future conférence nationale.
Il faut rappeler que Amar Ghoul, plusieurs fois ministre, dans divers départements, avait défrayé la chronique au mois de décembre dernier, en proposant à la classe politique une initiative portant sur l’organisation d’une conférence de consensus sous l’égide du chef de l’Etat. Cette offre politique avait suscité diverses réactions entre approbateurs et opposants. Elle avait également suscité des interrogations quant au contexte dans lequel elle a été soumise, c’est-à-dire à quelques mois seulement de l’élection présidentielle. N. B.