Rien ne va plus en terre libyenne. Sur fond d’un déploiement diplomatique international pour tenter de trouver une issue politique à la crise qui secoue ce pays, les armes continuent à faire écouter les hostilités guerrières, à fortes détonations qui mettent en péril pareille solution pacifique. Pis, ce sont, aujourd’hui, les bruits de bottes qui se font entendre de plus en plus, à travers des menaces d’interventions militaires étrangères sur le sol libyen, où l’acharnement diabolique du maréchal Haftar à poursuivre son offensive guerrière contre les forces du GNA laisse grand ouvert la voie à une ingérence étrangère qui plongerait inévitablement ce pays voisin dans un chaos dont il sera difficile pour le peuple libyen de se dégager.
Ceci d’autant qu’à l’instar de ce qui s’est produit dans d’autres pays, transformés en terrain de guerre qui ne veut plus s’arrêter depuis de nombreuses années, la Libye se voit imposer aujourd’hui un scénario apocalyptique que des pays étrangers ont choisi de monter pour les seuls intérêts qu’ils y détiennent et comptent conserver.
Des intérêts, mais aussi des divergences qui trouvent sur ce sol libyen un terrain propice au règlement à distance des hostilités, quitte à passer à l’étape de la force militaire en marchant sur la solution diplomatique et, plus, en piétinant le droit à la souveraineté du peuple libyen.
C’est en tous les cas ce que dégage cette escalade des menaces que se livrent l’Egypte et la Turquie, notamment depuis que le Parlement a approuvé la décision du président égyptien à intervenir à l’est du territoire libyen en guise soutien indéfectible au maréchal Haftar face à l’avancée des forces du GNA soutenues par la Turquie.
Pendant ce temps, la solution politique est, certes, mise en danger, mais elle ne faiblit pas ni recule. Des pays comme l’Algérie y tiennent. Et y veillent.