S’il y a une tendance qui s’est singularisée à l’occasion de la pandémie du Coronavirus en Algérie, c’est bien l’élan de solidarité déferlant inlassablement au sein de la société. Un vent d’entraide qui n’est pas pour surprendre l’observateur, tant l’Algérien est connu pour sa générosité et son altruisme dans les moments appropriés. L’opération de solidarité en faveur des familles nécessiteuses, impactées directement par la crise sanitaire, relève, au vu de la situation actuelle, de la sécurité nationale. C’est grâce justement à la solidarité que les Algériens peuvent tenir le temps d’un confinement qui a sérieusement perturbé le fonctionnement normal du pays.
Et mis beaucoup de citoyens dans la difficulté pécuniaire. Il est évident que l’allocation de solidarité pour le mois béni de Ramadhan est venue à point nommé dans une période où beaucoup souffrent d’une situation pour le moins délicate. Mais les pouvoirs publics auraient dû opter pour une méthode plus « moderne » d’octroi pour éviter les images d’agglutination dans les bureaux des APC. L’allocation était non seulement censée éviter l’humiliation pour ses bénéficiaires mais aussi leur épargner le risque de se faire contaminer par le virus. La prise en charge de pans entiers de citoyens vulnérables est bien un devoir que les Algériens endossent allègrement sans hésitation aucune. C’est une question de culture qui remonte à des temps immémoriaux. La solidarité est un phénomène salutaire qui honore l’Algérie et lui confère le prestige dont on affuble les grands peuples. C’est une qualité qui caractérise le peuple chaque fois qu’il a rendez-vous avec l’Histoire comme aujourd’hui face à cette épreuve sanitaire qui n’épargne pratiquement aucun pays dans le monde. Indéniablement, l’élan de solidarité remarquable, toujours en activité, et la société civile qui l’encadre ont concouru à atténuer l’impact de la crise. Et à terme devrait contribuer irrémédiablement à terrasser la bête.