Le Snapap va-t-il enterrer la hache de guerre dans le secteur de la solidarité nationale ? Selon des informations émanant du bureau national, des contacts récents ont été établis par des responsables du syndicat, conjointement avec le nouveau secrétaire général du ministère de la Solidarité nationale. Ces contacts interviennent à la faveur de la promulgation du décret exécutif n°280-16, du 2 novembre 2016, ayant pour objet la loi fondamentale sur les corps communs des institutions nationales et de l’administration publique. La note émanant des services du Premier ministère, en date du 5 janvier, et la promulgation des textes d’applications de ce décret, en vue de la mise en œuvre des nouvelles grilles de salaires et nouvelles classifications et catégories, ont mis l’eau à la bouche des travailleurs du secteur. Des réunions ont déjà eu lieu et des résultats sont attendus au courant de ce mois, en vue de la mise en application de ces nouvelles dispositions. Ainsi, après le sombre épisode syndical, qui avait donné lieu à un bras de fer avec la tutelle, représentée par les désormais ex-secrétaire général et ex-inspecteur général, c’est le retour à la table des négociations. Des tensions sociales avaient marqué cet épisode où le syndicat avait appelé et organisé des piquets de grève et des actions de protestation devant le siège du ministère de la Solidarité nationale. Les éléments de réponses fournies par les deux ex-hauts responsables, mandatés par la ministre de la Solidarité nationale pour mener les négociations, conjointement avec les représentants syndicaux, paraissaient travestir la réalité. Deux sons de cloche avaient ponctué ces pourparlers. L’ancien inspecteur général avait, avec le Directeur général de l’ADS, fomenté un véritable complot contre les cadres syndicaux, qui subissaient des pressions, dont un avait été carrément suspendu pour une fallacieuses histoire d’absence. Tout cela, avec le précieux concours de l’ex-président de la Fédération nationale Snapap de la solidarité nationale, évincé de son poste suite à « un marchandage syndical sur le dos des travailleurs et… des tentatives d’étouffement des revendications contre des avantages substantiels ». La suite des événements avait donné raison à ses détracteurs, puisque ce personnage a bénéficié d’un détachement de son poste pour occuper celui de conseiller du Directeur général de l’ADS, sans qualification aucune. Selon des indiscrétions, il percevrait un double salaire, sans compter les véhicules de service mis à sa disposition par l’ADS et l’Angem. Ce personnage avait alors décidé de créer un nouveau syndicat, mais a vite déchanté face au refus catégorique du ministère du Travail.