Ça bouge dans la solidarité nationale. Il semblerait que la destitution du Directeur général de l’ADS, Lekhlef Messaoud, par la ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem-Si Amer, n’a pas été du goût de certains clans rentiers du secteur.

Des appels anonymes à la grève générale, à des actions de protestation nationale sont lancés via Facebook incitant les travailleurs à débrayer et à organiser des assemblées générales. L’empreinte de l’ancien président de la fédération Snapap de la solidarité nationale est visible, tant il est vrai que l’appel à la mobilisation provient de son syndicat autonome Snas, non encore agréé. Cet appel n’est pas fortuit, puisqu’il intervient trois jours après le limogeage du directeur général de l’ADS. Le scénario est on ne peut plus clair. « Nous demandons l’ouverture d’une enquête sur les agissements de ces personnages, intrus à l’agence. Ils veulent préserver les avantages et les intérêts surdimensionnés qu’ils ont réussi à s’approprier avec la complicité de leur ami déchu. Nous demandons à Madame la ministre l’ouverture d’une enquête autour des agissements de ces rentiers et mafieux du système. De tels actes et menaces à l’endroit de la stabilité du secteur ne doivent pas rester impunis », s’insurgent les cadres et travailleurs de l’ADS, mobilisés et sur le pied de guerre depuis l’annonce du limogeage du Directeur général. Sur la toile, la guerre des communiqués a déjà commencé. Il semblerait, par ailleurs, que les travailleurs ont répondu favorablement aux appels au calme et à la vigilance, afin « de faire échouer les plans de manipulation des masses ». D’aucuns sur la toile se sont interrogés sur l’objectif de publier une correspondance, un accord du ministère pour utiliser une salle à Constantine, datant de 2014, du temps de l’ancien inspecteur général, lui aussi limogé et principal instigateur de ce syndicat, le faisant passer pour un agrément du syndicat Snas. Les éléments de l’ADS affiliés à ce syndicat, par méconnaissance des faits et des enjeux, ont réclamé au secrétaire général du syndicat, un certain Khalfallah, employé au ministère et ami de Bouguerra, de publier les noms des membres ADS du bureau national de ce syndicat, ainsi que les noms des membres fondateurs. La réclamation est restée sans suite depuis deux jours. D’où le gel des activités de certains éléments ADS qui avaient épousé l’idée de mise en place de ce syndicat en 2014, croyant avoir affaire à d’authentiques syndicalistes qui tentent uniquement de défendre les intérêts et les droits des travailleurs. Mais la réalité était tout autre. Des actions plus rigoureuses de la part de la Direction générale de l’ADS sont attendues au courant de la semaine à venir, nous dit-on.