Par Fereil Nourine
Après un mercredi apocalyptique, passé dans l’enfer des flammes tueuses de vies humaines et dévastatrices de patrimoine forestier et autres biens de citoyens, suivi d’un week-end passé à maîtriser les feux, les Algériens se mettent à comptabiliser les dégâts des incendies qui se sont déclarés dans plusieurs régions du pays, notamment El Tarf et Souk Ahras.
Le bilan est lourd, dramatique et douloureux, avec des dizaines de foyers déclarés et 38 décès enregistrés parmi les populations touchées, alors que le nombre de blessés et de sinistrés ne se compte pas. Et des milliers d’hectares de patrimoine forestier, il ne subsiste que des cendres pour raconter le supplice de la nature et de la végétation.
Des scènes dont la réalité dépasse parfois la fiction et qu’on croyait ne plus revoir après les épisodes de l’été dernier dont le bilan devait servir pour plus de sensibilisation, de prévention mais aussi d’intervention afin d’éviter un remake dont les Algériens n’avait sans doute pas besoin, éprouvés qu’ils sont déjà au quotidien par les pesanteurs socio-économiques qui n’en finissent pas.
Mais face à l’insoutenable épreuve qui se renouvelle encore une fois, la solidarité est au-rendez-vous. A la rescousse, comme de coutume.
Dans leur affliction et leur douleur intense, les familles des victimes et les sinistrés pourront peut-être trouver de brefs moments d’apaisement dans ce mouvement d’assistance et d’aides qui arrivent des différentes régions du pays dans un élan de solidarité qui rappelle des expériences passées et du déjà vu et revu.
Comme l’année dernière, lors les incendies dans plusieurs régions du pays, dont notamment la Kabylie, des opérations de collecte de vêtements, de médicaments, de nourriture et d’eau ont été déclenchées partout dans le pays, signe d’une solidarité qui, elle, apprend et se renforce.