C’est à Béchar que les premiers mégawatts «verts » devraient voir le jour prochainement. Le projet Shaems est en bonne voie pour voir le jour, en un premier temps à la fin 2023.
De parents versés dans le domaine de l’énergie, à savoir Sonatrach et Sonelgaz, Shaems ou Solar 1000 MW produirait 15 000 MW à échéance 2035. Tous ces mégawatts ne seront pas figés dans une seule région, mais répartis sur tout le territoire national, avec comme condition de vendre l’énergie produite à Sonelgaz, pendant 25 ans, qui se chargera de sa distribution.
L’épilogue de l’épisode Shaems vient mettre le suspense à plusieurs mois d’incertitudes qui ont fait que ledit projet prenait la route et la conclusion du fameux Desertec qui a fait couler beaucoup d’encre, mais jamais l’énergie promise. Plus de vingt ans plus tard, l’ Algérie rejoint le rang du cercle fermé des producteurs d’électricité verte, à une grande échelle, c’est-à-dire une énergie renouvelable et inépuisable.
L’ouverture des plis reportée à chaque fois à fait grincer les dents des plus optimistes, mais finalement, les heureux acteurs du projet Shaems seront connus dans les prochains jours.
Cette fois, il faut souligner le professionnalisme des cadors impliqués dans la concrétisation de Solar 1000 MW, un soleil vert, qui ont fait que les implications financières proviennent à l’écrasante majorité de capitaux privés et non d’une implication directe de l’Etat qui auraient mis beaucoup de billes (on parle de 15 milliards de dollars) dans un seul panier avec le risque que cela comporte. Finalement, c’est aux privés nationaux et étrangers qu’échoiraient l’investissement qui ferait pénétrer l’Algérie dans l’après-énergies fossiles.
Ce genre de financement aura pour conséquence un coût du kilowattheure «compétitif » en comparaison à celui produit à partir des énergies fossiles, une autre cerise sur le gâteau de Shaems.
L’appel d’offres pour la réalisation de Solar 1000 MW a été lancé, pour rappel, fin décembre 2021 par le ministère de la Transition énergétique et des Energies renouvelables. Il comprend la constitution de Sociétés de Projet (SPV) chargées de réaliser un projet de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 1.000 MW, réparties sur le territoire national, en lots de 50 à 300 MW pour chacune. Il correspond au cadre réalisation du programme national des énergies renouvelables qui aspire à installer 15.000 MW de sources renouvelables d’ici 2035.
Une gageure qui n’en est plus une eu égard au déclenchement du compte à rebours pour le plus grand projet d’énergie en Algérie après la découverte du premier puits de pétrole par un certain Messaoud et dont le Hassi porte aujourd’hui son nom.