Le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, déclare que la dernière intervention du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est «non seulement un soulagement sur l’état de santé du Président, mais aussi une assurance sur la relance du processus de réformes».
S’exprimant sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, Sofiane Djilali salue également l’agenda fixé par Abdelmadjid Tebboune, qui a annoncé «la préparation de la loi
électorale dans les plus brefs délais». A ce sujet, le président de Jil Jadid s’attend à la «convocation du corps électoral avant le 31 décembre» pour le renouvellement des assemblées nationales et locales.
Appelant à contribuer à la construction d’un nouveau régime politique, fondé sur un Etat de droit et de démocratie, Sofiane Djilali invite ainsi les Algériens à s’impliquer dans ce chantier national afin de construire un Etat fort basé sur les libertés démocratiques.
Dans cet esprit de continuité de la construction, il exprime sa satisfaction de la nouvelle volonté politique affichée, ces derniers jours, par certains acteurs de l’opposition qui «reviennent vers l’idée de la nécessité d’un dialogue inclusif».
Par contre, face à certaines voix qui continuent d’appeler à une constituante et à une période de transition, Sofiane Djilali qualifie cette idée de périlleuse et de non démocratique. Il réitère dans ce sillage son appel à la participation au processus électoral et exprime son souhait de voir les acteurs de la société prendre part à ce chantier afin de renouveler le personnel politique et en finir avec l’ancien régime.
Il souligne aussi que l’une des leçons du référendum, organisé le 1er novembre dernier, est que la majorité des Algériens ne croient pas en l’acte politique. Dès lors, le grand défi, aujourd’hui, est de les convaincre pour qu’ils reprennent confiance en cet acte fondamental pour une réelle démocratie. Pour cela, il s’agit de traduire les discours par des actes concrets, en l’occurrence garantir la transparence des scrutins en luttant contre la fraude et avoir une vraie représentativité sur le terrain. Il invite aussi les Algériens à sortir des réseaux sociaux et du monde virtuel pour agir concrètement sur le terrain, estimant que «l’action politique n’est pas l’expression d’une opinion à un moment donné, mais elle se construit dans le temps sur le terrain». Appelant ainsi à une réelle implication des Algériens au niveau local en commençant par les associations de quartier.
Il souligne ainsi que ce qui fera la force de l’Etat algérien, ce n’est pas une force brutale, mais un «appui fondamentalement populaire pour les choix à venir».
En résumé, il s’agit de capitaliser la maturité politique des Algériens exprimée par le mouvement populaire du Hirak en renforçant la confiance, le dialogue et la communication et «les institutions démocratiques du pays». Ceci afin de commencer réellement à construire «cet Etat de droit et cette démocratie que les Algériens attendent maintenant depuis bien trop longtemps».
Par ailleurs, face aux menaces internationales et régionales qui pèsent sur le pays, Sofiane Djilali appelle à un consensus national pour constituer un rempart contre toute forme d’intimidation. <