Il est trader chez Forex et USA Bourse, depuis respectivement 2011 et 2018. Il est le premier algérien trader dans le monde arabe à avoir permis aux Algériens et aux Arabes de gagner de l’argent à distance, et ce, à travers son club « My trading club », comptant plus de 2 000 stagiaires membres. Son but est de réaliser le principe d’« égalité de chance ».
Djalal Bousmina est un exemple parmi d’autres de la réussite de nos jeunes à l’étranger. Ce jeune homme de 33 ans est originaire de Krarem, wilaya de Mila. Il est diplômé en sciences économiques, 2010, de l’université de Ferhat-Abbès, Sétif. Et, il a un certificat d’analyse financier d’un institut aux USA. Après avoir occupé plusieurs postes ici en Algérie, Djalal a décidé d’immigrer vers les Etats-Unis afin de découvrir d’autres horizons. Maintenant, il y est résidant depuis 5 ans.
Ce qui interpelle dans le parcours de ce jeune homme est la création d’une plate-forme pour divulguer les secrets et les clés des marchés boursiers. Il s’agit de « My club trading » (MTC), qui est un cercle pour former les négociateurs débutants et leur permettre de devenir des traders professionnels, donc de gagner de l’argent à distance. « J’ai créé ce club avec deux autres professionnels algériens pour former les traders algériens et arabes qui n’ont pas d’expérience dans le domaine. Nous voulons bien partager notre expérience avec les futurs traders », a déclaré Djalal à Reporters. Et d’ajouter : « L’idée m’est venue lors d’une rencontre avec un groupe de commerçants algériens, il a été convenu de créer un groupe pour faire connaître le domaine et aider ses membres, après quoi j’ai décidé que le travail serait plus professionnel en créant mon club commercial. »
Il est important de souligner que la particularité de ce club réside dans le genre d’initiative qui est unique, non seulement en Algérie, mais dans le monde arabe. Et ce, en termes de méthode de travail ainsi que de la transparence qui caractérise l’opération. « Nous exposons nos résultats dans les marchés financiers et ce en direct. C’est une avancée. C’est une première dans le monde arabe. Aucun trader n’a fait cela auparavant. Nous sommes pionniers », a-t-il souligné.


Selon un sondage organisé par le club, dont les membres ne sont pas moins de 2 000, « 89% des membres se disent satisfaits de la formation et de nos services ». A ce propos, Djalal signale qu’il est très fier d’avoir ses résultats dans un domaine connu pour sa « difficulté ».
De plus, notre interlocuteur ne cache pas les fruits de son club commercial. « Dieu merci, beaucoup ont commencé à réaliser des profits réguliers sur le terrain en utilisant nos armes ». « Notre principe est tout le monde est gagnant. Selon l’effort et la valeur ajoutée », a-t-il dévoilé. Avant d’enchaîner : « Notre véritable objectif est de faire du succès des membres du club, un succès pour nous », a-t-il dit.
S’exprimant sur le travail à distance en Algérie, Djalal a listé certains points faibles : « Je pense que le travail en ligne en Algérie n’est pas évident malheureusement. Les Algériens rencontrent de nombreuses difficultés ; à savoir la faiblesse du débit, les difficultés de transfert des fonds, le retard du secteur postal, le manque de liquidité notamment dans le domaine d’investissement », a-t-il déploré.
Sur sa page de Facebook, Djalal traite des thèmes relatifs à la politique du pays. « Les postes et les lives que je réalise sur Facebook semblent être des sujets proprement politiques, mais je vous fais savoir que je n’ai aucune intention à faire une carrière politique ». « Mon but est la formation, la conscience. A mon sens, on ne dicte pas au citoyen ce qu’il faut faire, mais le former au regard critique et à la faculté de décider tout seul en travaillant». Durant les cinq ans aux Etats-Unis, et grâce à son travail avec de grandes entreprises comme Amazon, Djalal a appris une chose très importante, « il faut travailler dur, mais il est nécessaire aussi qu’il y ait un environnement propice pour la réussite. C’est ce que j’applique rigoureusement avec MTC ».
Selon lui, «il n’y a aucune place à l’erreur ou la paresse pour ceux qui veulent réussir. La réussite reste un concept relatif d’un individu à un autre. C’est quoi la réussite ? Pour moi c’est faire ce que les autres n’ont pas pu faire ».
A propos du débat sur l’avenir économique de l’Algérie, Djalal estime que la politique et l’économie sont deux choses inséparables : « L’économie est une philosophie avant d’être des chiffres et sciences exactes. Sans une vraie volonté politique de réforme, il n’y aura aucun saut économique.» L’économie a « besoin de gens d’action et d’esprit d’entreprise », estime-t-il.