Par Bouzid Chalabi
Les conducteurs de train de banlieue de la capitale se sont mis, hier, en grève. Ils demandent en substance que leur condition de travail soit améliorée. Estimant par là qu’elles se sont trop dégradées ces dernières semaines. Et pour preuve, « la défectuosité des feux de signalisation peut mettre en péril les voyageurs, sans citer les lourdes responsabilités auxquelles sont soumis les conducteurs tout au long de leur journée de travail. Pour les conducteurs, sans un signalisation efficiente, le trafic banlieue reste exposé à des arrêts inopinés, sans parler des désagréments causés à la clientèle se rendant au travail ou en revenant », rapportent à l’unanimité des conducteurs de train. Leur syndicat se dit d’ailleurs surpris qu’on prenne à la légère ce problème. Précisant, « nous ne demandons pas une prime spéciale mais, seulement, de travailler dans de bonnes conditions et non pas sous la pression du départ à l’arrivée de la rame », lâche un syndicaliste qui a tenu à garder l’anonymat.
Après une rencontre en fin de matinée, hier, le syndicat des conducteurs de train et la Direction de la société nationale des transports ferroviaires sont arrivés à accorder leurs violons. Ainsi les protestataires ont eu gain de cause. L’administration leur a assuré que la problématique des feux de signalisation sera réglée dans les plus brefs délais.
Soulignons que le responsable de la cellule de communication a fait part aux représentants des médias que les conducteurs ont convenu de reprendre leur poste de travail « à condition d’améliorer les conditions de travail, d’abord et avant tout, en équipant les couloirs des feux de circulation qui peut mettre en péril et les voyageurs et les trains de circulation », a-t-il confié. Rappelons enfin que le trafic banlieue a repris bien avant les heures de grande affluence des voyageurs, à leur grand soulagement.