Kenny Tete, Jeff Reine-Adélaïde ou encore Marçal. Ces trois joueurs, qui ont quitté l’OL à la fin du dernier mercato estival, ont eu plus de temps de jeu avec le maillot rhodanien qu’Islam Slimani avec Leicester cette saison. Les doutes autour de la condition physique de l’attaquant algérien, débarqué cette semaine entre Rhône et Saône pour compenser le départ de Moussa Dembélé vers l’Atlético de Madrid sont donc nombreux. Pour autant, il n’est pas certain que le manque de rythme du buteur soit véritablement problématique pour Lyon, qui reçoit Metz hier soir (21h00) en clôture de la 20e journée de Ligue 1.

IL PEUT JOUER À TROIS POSTES
L’attaquant de 32 ans, qui n’a cumulé que 19 minutes de jeu avec les Foxes lors d’un match face à Aston Villa il y a trois mois, devrait avoir le rôle idéal pour retrouver un état de forme convenable en assurant, au moins dans un premier temps, le service après-vente d’un trio offensif composé de Karl Toko Ekambi, Memphis Depay et Tino Kadewere, et devenu indéboulonnable. «Islam peut jouer à un des trois postes, a confié Rudi Garcia à son sujet en conférence de presse. Il est très motivé. Il va nous apporter en détermination, en volonté et en don de soi.»
L’OL a choisi de tenter ce pari en connaissance de cause. Avant de débarquer à Monaco en août 2019, l’international algérien avait passé six mois particulièrement délicats, ne disputant qu’un seul match de championnat avec Fenerbahçe. Cela ne l’avait pas empêché d’être efficace d’entrée avec le club monégasque, en inscrivant trois buts lors des deux premières journées.

SLIMANI N’EST PAS QU’UN BULLDOZER
3Il manque un peu de rythme, a souligné Juninho lors de la présentation de la recrue. Mais il a un physique privilégié, il n’aura pas besoin de beaucoup de temps pour être en forme.» «J’ai beaucoup travaillé ces quatre derniers mois, a renchéri le principal intéressé. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour compenser le rythme. Avec du travail, je serai prêt dans une semaine ou deux.» La dimension physique a toujours eu une part importante dans la panoplie du joueur révélé par le Sporting Portugal, encore loué par le board rhodanien pour sa «combativité», son «engagement sur le terrain» et son «état d’esprit formidable». Sur le Rocher, il avait fini par quitter définitivement le onze après une blessure musculaire mais c’est bien le changement de système opéré par le coach monégasque de l’époque, Robert Moreno, qui l’avait condamné. Avant cela, Slimani avait démontré qu’il n’était pas qu’un attaquant d’appui capable de peser sur les défenses adverses par sa carrure (1,88m et 83kg). Avec le temps, Slimani a aussi fait évoluer son jeu avec et sans ballon pour élargir sa palette. «Ce sera certainement un meilleur joueur de tête que les autres, il va nous apporter sa taille, a souligné le coach des Gones. Mais il va également nous amener sa science du ‘faire jouer les autres’. Si Ben Yedder a marqué autant de buts la saison passée, Islam n’y a pas été étranger.» Décisif à 16 reprises en 18 matches de Ligue 1, il avait aussi été très efficace sur un plan personnel. Parfois même en sortie de banc. Bis repetita avec l’OL ? n