Le bureau politique de parti Talaie El Hourriet, de Ali Benflis, a fait un constat des plus alarmants sur la situation du pays. Dans son communiqué, le parti a fait une lecture des plus défaitistes sur les plans politique, social ou économique. Sur le plan politique, le parti a constaté

un activisme débordant des supports du pouvoir politique et de ses clientèles dans les espaces et les médias publics, «pour masquer le vide au sommet de l’Etat». Exprimant, ainsi, son inquiétude «de voir notre pays s’installer dans un culte de la personnalité d’un autre temps, préjudiciable à ce qui reste de crédibilité de l’Etat auprès du citoyen et à l’image de notre pays dans le concert des Nations». Concernant le bilan du chef de l’Etat, que préparent ses soutiens, le communiqué estime que «le  pouvoir s’affaire à travestir l’échec et la régression en succès dans un bilan comptable étriqué». Le Bureau politique a dénoncé «l’ostracisme qui frappe l’opposition, interdite d’accès aux médias publics» et «réaffirme le droit de tous les acteurs politiques, économiques et sociaux à accéder à ces médias». Concernant la situation économique, le Bureau politique a relevé l’absence «d’une démarche cohérente du gouvernement face à la crise». «Alors que les indicateurs économiques continuent à se détériorer, le gouvernement s’accroche à la planche à billets, avec le risque d’un dérapage incontrôlable de l’inflation, et à l’éclaircie d’une réévaluation des cours du pétrole, sujette à un retournement à tout moment», estime le parti. Le Bureau politique a, par ailleurs, exprimé son inquiétude devant la détérioration continue du pouvoir d’achat du citoyen sous les effets conjugués de l’inflation, de la chute de la valeur de la monnaie nationale et de la hausse inconsidérée des prix. Il a, par ailleurs, constaté que le pouvoir politique est déterminé à restreindre le champ des droits et libertés en portant atteinte, cette fois-ci, au droit syndical consacré par l’article 70 de la Constitution, à travers une opération d’exclusion du champ de l’activité syndicale d’un grand nombre de syndicats autonomes. Concernant la grève des résidents, le parti considère «scandaleux que le pouvoir politique soit apparemment prêt à sacrifier des promotions de médecins résidents, les poussant à la décision ultime de la démission collective et à aller servir sous d’autres cieux, pour satisfaire son intransigeance sur des questions qu’il considère comme non négociables au détriment de la santé du citoyen». Le Bureau politique a également apporté son soutien à Ali-Yahia Abdennour, dénonçant un acharnement contre l’avocat.