Le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir, tiendra vendredi une séance à l’Assemblée afin d’écouter et de consulter l’envoyée spéciale des Nations Unies pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, sur les derniers développements de la situation dans ce pays asiatique. Le 1er février à l’aube, des commandants de l’armée en Birmanie ont perpétré un coup d’Etat militaire, suivi de l’arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’Etat, Aung San Suu Kyi.
«Le Président Bozkir tiendra une séance officieuse de l’Assemblée générale, vendredi prochain, pour écouter et consulter l’envoyé du Secrétaire général de l’ONU en Birmanie, sur l’évolution de la situation dans ce pays», a déclaré le porte-parole de Bozkir, Brendan Varma, par vidéoconférence. Il a indiqué que Bozkir «avait envoyé une lettre aux représentants des Etats membres (193 pays) les informant de son intention de tenir une séance officieuse vendredi, sur la base d’une décision antérieure de l’Assemblée».
En vertu de cette résolution, l’Assemblée générale a appelé le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, à fournir toute l’assistance possible pour permettre à l’Envoyée spéciale pour la Birmanie de s’acquitter de son mandat et de présenter un rapport aux Etats membres tous les 6 mois ou selon la situation sur le terrain, indique Varma. A la suite du coup d’Etat militaire, des manifestations populaires ont éclaté, suite à quoi l’administration militaire a annoncé l’imposition de la loi martiale dans 7 régions de Yangon et de Mandalay. Varma a ajouté que Bozkir a souligné la nécessité de respecter les droits de l’homme, les libertés et l’Etat de droit. Bozkir a également appelé au calme, à la retenue et au retour à un régime civil, conformément aux résultats des élections (qui ont eu lieu en novembre dernier) dans le pays.