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La crise politique nationale se cherche toujours une sortie et un passage vers des horizons salvateurs. Certains observateurs, du haut de leur sagesse et leur expérience, continuent à prodiguer des conseils avisés. A l’instar, par exemple, d’un Ali-Yahia Abdennour, qui affirme que la situation, aujourd’hui, « relève de l’urgence » et que « les revendications populaires pour la mise en place d’un système politique démocratique », portées par les manifestants depuis plusieurs mois, doivent être sérieusement appréhendées. Il y va justement de l’avenir du pays et du passage vers des lendemains meilleurs. L’Algérie devrait urgemment être engagée sur les voies qui lui permettront de sortir de la crise qui dure et perdure. C’est l’objectif principal de tout activiste politique actuel se trouvant au sein du dialogue en cours ou en dehors. L’initiative du panel trouve a priori encore du mal à s’imposer, et ce, malgré les efforts consentis. Des choix qui pourraient être considérés comme autant d’erreurs tactiques dans l’approche entreprise. Pourtant, il est avéré que la crise politique inédite est trop grave pour laisser place à des approximations, tant dans la stratégie d’actions que dans le choix des personnalités qui forment les structures, censées favoriser le dialogue. Reprenant les postures du pouvoir, le panel vient clairement discuter des moyens de parvenir à organiser « une élection présidentielle dans les plus brefs délais », « avant la fin de l’année en cours ». En face, le mouvement de revendication populaire réitère à l’envie cette position du refus de tout processus électoral dans les conditions actuelles. Aujourd’hui, plus que jamais, le dialogue initié par le panel est tenu absolument de mettre en place des structures ayant un maximum de crédibilité, afin d’avoir la garantie d’aboutir à quelque chose de tangible. A la mesure de l’urgence de la situation.