Par Sihem Bounabi
Les étudiants en 7e année de médecine, plus communément appelés les internes en médecine, ont organisé, avant-hier lundi 12 décembre, des sit-in de protestation dans plusieurs régions du pays, notamment au niveau des facultés de médecine d’Alger, Blida, Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Batna, Tizi Ouzou et Constantine après que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ait ignoré leurs revendications pour l’amélioration de leur conditions socio-pédagogiques.
En effet, dans le communiqué de la Coordination nationale pour les étudiants en médecine de septième année, il est souligné que les internes en médecine ont eu recours à leur «droit constitutionnel d’organiser une manifestation nationale pacifique, conformément aux textes juridiques organisant les manifestations» afin d’exprimer haut et fort leurs revendications légitimes pour l’amélioration de leurs conditions.
Il est précisé que le choix du recours à la protestation a été décidé suite à l’absence de réponse à la lettre ouverte et à la demande d’audience, datée du 14 novembre dernier, adressées au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de présenter les revendications sociales et pédagogiques des étudiants en médecine .
Dans la plateforme des revendications, les internes en médecine réclament l’augmentation de la valeur de la bourse fixe pour un étudiant en médecine de septième année et qui équivaut à une bourse d’étudiant de première année, soit 4 050 DA par trimestre. Ils réclament également «une compensation financière mensuelle qui ne doit pas être inférieure au salaire minimum, soit pas moins de 20 000 DA par mois au lieu de 2 000 DA par mois perçus actuellement».
Les étudiants estiment que cette compensation de 2 000 DA par mois «est une insulte au médecin de demain, surtout devant les tâches assurées par l’étudiant interne en médecine, les exigences quotidiennes et ses études». Ils argumentent qu’une compensation équivalente au Smig ou plus pour l’interne en médecine est la moindre des considérations «pour ses efforts de présence quotidienne au département, travaillant plus de 40 heures par semaine, faisant des gardes de nuit jusqu’à 24 heures, sans oublier les autres tâches qu’il accomplit en accompagnant le patient lors de son transfert d’un hôpital à un autre». n