Par NAZIM B.
La mobilisation contre la mise sous mandat de dépôt, depuis le 19 avril, par le juge d’instruction près le Tribunal de Tamanrasset du journaliste Rabah Karèche commence à s’organiser.
Un rassemblement de solidarité pour exiger la libération du journaliste est prévu aujourd’hui devant le siège du quotidien Liberté pour lequel travaille notre confrère en sa qualité de correspondant à Tamanrasset. Cette action intervient alors que le collectif de défense du journaliste attend l’examen de la demande de sa remise en liberté déposée juste après sa détention.
Le journaliste Rabah Karèche est poursuivi pour trois chefs d’inculpation, selon un membre du collectif d’avocats. Il s’agit d’«atteinte à l’intégrité du territoire national», «administration d’un compte électronique pour y publier des renseignements, des idées et des informations susceptibles de provoquer le racisme et la haine dans la société» et «publication volontaire de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre public».
«Officiellement, il est reproché à notre journaliste la création d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société», la «diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public» et «l’usage de divers moyens pour porter atteinte à la sûreté et l’unité nationale»», avait indiqué le journal Liberté dans un communiqué.
Mais, pour la publication, «il va de soi que ce ne sont là que des accusations fallacieuses qui cachent mal une volonté de faire taire le journaliste et l’empêcher d’accomplir en toute objectivité son travail, comme l’attestent ses nombreuses convocations, ces derniers mois par les services de sécurité. Connu pour son professionnalisme et son sérieux, Rabah Karèche a de tout temps fait de l’éthique et de la déontologie son sacerdoce». C’est la raison pour laquelle le collectif de Liberté dit «exiger la libération immédiate du journaliste», tout en dénonçant «avec la plus grande énergie cette atteinte à la liberté de la presse».