L’urgence sanitaire reste toujours une priorité en Algérie, et tout indique qu’elle va le rester encore « assez longtemps ». Les dernières mesures prises par le gouvernement, en renforçant le confinement dans les wilayas les plus touchées par la Covid-19, viennent rappeler à ceux qui ont voulu l’oublier que la pandémie est toujours là. La hausse quotidienne des nouveaux cas de contamination n’est plus le seul repère tangible de la gravité de la situation. Ce qui se passe dans les hôpitaux algériens est aussi très préoccupant. La disponibilité des lits pour malades se réduit de plus en plus ces derniers jours et les professionnels de la santé multiplient les alertes. Est-ce des « signes » qui vont inciter le gouvernement à prendre prochainement des mesures encore plus drastiques ? La réponse est oui. C’est ce qui a décidé, ces derniers jours, plusieurs pays, surtout européens.
En Algérie, si la « tendance » se précise, l’urgence sera encore plus grande. Comment oublier que le système sanitaire est loin de pouvoir résister à une saturation des hôpitaux ! Pour éviter ce confinement général, que certains annoncent comme inéluctable, il est bien important de mettre en avant l’urgence d’élaborer un plan national dans lequel tout le monde devrait se sentir concerné. La santé en Algérie ne concerne pas uniquement les professionnels du secteur et le gouvernement. Les citoyens, tous les citoyens, sont impliqués malgré eux. Que chacun puisse mesurer l’impact de ces décisions et de ces non-décisions sur son avenir et sur celui des autres. Il n’est plus possible de prendre à la légère la Covid-19 dont les effets ravageurs touchent de plus en plus de familles. S’impliquer n’est plus un luxe et l’urgence, en plus d’être sanitaire, est également citoyenne. La lutte contre la propagation de la pandémie en Algérie n’a pas d’autre choix que de se généraliser. Les conséquences du relâchement de la vigilance toucheront tout le monde. Le constat a été fait il y a quelques mois, et ce n’est pas fini. Trop de paramètres sont en jeu avec ces « prémices » de seconde vague « officielle » et de confinement total. L’occasion de rappeler qu’assumer est un verbe qui se conjugue également au pluriel.