Suite à la sécheresse qu’a connue la région ces dernières années, l’effet négatif s’est fait sentir cette année avec une insuffisance remarquable des quantités d’eau distribuées aux citoyens. L’insuffisance est telle que des bourgades et agglomérations se retrouvent contraintes à subir parfois la parcimonie de un jour sur 5, voire 1/6 et 1/7 jours

Cette situation a constitué la préoccupation majeure de nombreux citoyens qui n’ont cessé de faire appel aux responsables locaux pour solutionner leur problème de déficit en eau. De ce fait les citoyens de Sigus (chef-lieu de daïra, localisé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Oum El Bouaghi) et de la bourgade de Bir Tanja déplorent énergiquement le calvaire vécu à cause du manque d’eau, les contraignant à faire appel aux colporteurs d’eau dont le liquide vendu est d’origine parfois douteuse. Au grand bonheur des citoyens, leur appel semble avoir eu l’écho favorable nécessaire auprès des services concernés, en l’occurrence la direction des ressources en eau.
En effet, un important projet a fait l’objet de lancement, selon des sources concordantes. Ce dernier, confié à une entreprise publique, est destiné à atténuer le calvaire des citoyens de Sigus et Bir Tanja.
Le projet dont l’enveloppe financière est estimée à 16 milliards de centimes permettra l’alimentation de ces deux zones à raison d’un débit de 40 litres/seconde. Ce projet, une fois achevé viendra à point nommé renforcer les capacités de l’AEP dans la région d’autant plus que l’eau du barrage d’Ourkis coulera prochainement dans les robinets des agglomérations d’Aïn Kercha, Aïn Mlila, Aïn Fakroun, Oum El Bouaghi, Aïn Beida, selon nos sources qui font état de l’installation de la station monobloc qui bat son plein.
K. M.