Pour un pays comme l’Algérie, dont l’équilibre financier reste excessivement tributaire de la santé du marché pétrolier et des recettes en hydrocarbures, cette fin d’année 2017 autorise sans doute quelques réjouissances que le pays ne s’était plus permises depuis que le Brent a entamé sa tendance descendante pour aller forer jusqu’au dessous des 30 dollars,

entraînant dans sa chute libre l’économie nationale vers une crise qui se conjugue au quotidien depuis près de trois années.
Avec un baril qui reprend «énergiquement» son souffle et une partie de sa valeur perdue pour aller asseoir ses prix dans une moyenne relativement confortable de 63 dollars durant le dernier semestre de l’exercice qui s’achève, on est incontestablement nettement loin de la morosité et des jours sombres à un pétrole la moitié moins coté que cela.
A la faveur de la reconduction de l’accord de l’Opep et d’autres pays non-membres de l’organisation, à laquelle sont venus se greffer d’autres paramètres de circonstance qui font mouvoir le marché pétrolier, l’or noir a retrouvé quelques couleurs et se positionne bien devant les 60 dollars espérés, et même plus haut que les 65 dollars depuis la seconde quinzaine de décembre.
Une configuration inespérée il y a encore quelques mois, qui, sans doute, n’est pas sans se répercuter par quelques gains supplémentaires en devises qui viendraient renflouer les caisses des pays producteurs dans une période où chaque dollar supplémentaire a son poids et sa valeur spécifique.
De plus, cette tendance à la hausse qui n’arrête pas de marquer les cours ces dernières semaines , en plus de démontrer la portée efficace des coupes opérées par l’Opep et ses alliés dans la production mondiale, laisse apprécier une démarche qui restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2018, et permettra de réduire les excédents des stocks mondiaux pour les 12 mois à venir et, partant, conserver au pétrole des prix respectables.
Ce qui, dans le cas de l’Algérie, est déjà un signe prometteur pour une économie qui a besoin d’espérer.