Les chauffeurs de taxis interwilayas ont observé le hier un sit-in devant le siège de la direction des transports de Sidi Bel Abbès en signe de protestation contre l’attribution de nouvelles autorisations d’exploitation des lignes desservant les autres wilayas et aussi pour exiger l’application du système de roulement.

Les chauffeurs de taxis interwilayas ont regretté les décisions « arbitraires » du directeur des transports, ce qui va se répercuter sur l’activité des transporteurs et exigent par ailleurs l’application du système de roulement, afin de leur permettre un bon rendement, car, rapportent-ils, certaines zones d’exploitation sont non rentables et il arrive que les taxis passent des jours sans pouvoir transporter un client. Le directeur a agi contrairement à ses engagements avec les taxieurs, en attribuant de nouvelles autorisations d’exploitation, ce qui risquerait de déstabiliser l’équilibre entre l’offre et la demande, souligne-t-on. Selon le président du bureau de l’Union générale des commerçants et artisans de Sidi Bel Abbès, le directeur doit se limiter aux décisions du ministère des Transports et aussi de consulter le partenaire social, notamment les syndicats des taxieurs pour aboutir aux solutions et non pas agir de façon unilatérale. «Sans le changement de la zone d’exploitation, les taxis de certaines lignes inter-wilayas vont rester des jours sans pouvoir transporter un client », déplore-t-il. Le directeur des transports aurait expliqué cette décision par le nombre croissant des demandes déposées par les chauffeurs de taxis et aussi par les citoyens, pour régler le problème du manque de moyens de transport inter wilayas et aussi urbains. Pour ce qui est du roulement, la direction applique les lois, a précisé le responsable de la direction des transports. Le responsable explique par ailleurs que les portes de dialogue sont ouvertes pour discuter des possibilités de résoudre tous les problèmes des taxieurs. La grève des taxieurs inter-wilayas a irrité les voyageurs qui n’ont pas trouvé de moyens pour se déplacer et ont été contraints de rentrer chez eux.

Les habitants de Lamtar protestent devant le siège de la wilaya
Des dizaines de citoyens de la commune de Lamtar, relevant de la daïra de Ben Badis, distante du chef-lieu de Sidi Bel Abbès d’une quarantaine de kilomètres, ont observé mardi matin un sit-in devant le siège de la wilaya dans l’espoir de rencontrer le chef de l’exécutif et le solliciter de régler leur problème de logement. Les demandeurs de l’habitat rural attendent depuis plusieurs années l’attribution d’un terrain et l’aide financière de 70 millions de centimes pour construire leurs logements groupés. Malgré maintes doléances, les responsables locaux ne leur ont pas donné de réponse. « La commune à vocation agricole ne dispose pas de terrains urbanisables », indique-t-on. Les pères de famille, qui vivent dans l’exiguïté et sans commodités, après n’avoir pas réussi à bénéficier de logement de type social locatif, ont postulé pour l’habitat rural groupé et continuent toujours d’attendre des jours meilleurs.

Le cadavre d’un homme découvert au lac Sidi Mohamed Benali
Les éléments de la Gendarmerie nationale de Sidi Bel Abbès ont ouvert une enquête suite à la découverte du cadavre d’un homme, pour déterminer les circonstances de sa mort et identifier la victime. Dans l’après-midi de mardi, les éléments de la Gendarmerie ont été alertés sur la découverte d’un corps sans vie au lac Sidi Mohamed Benali, dans la commune d’Aïn Trid, à 3 km de la ville de Sidi Bel Abbès. Selon les éléments d’enquête, le cadavre était défiguré et la victime ne portait aucune pièce d’identité. Une autopsie lui sera pratiquée à la morgue du centre hospitalo-universitaire Abdelkader-Hassani qui révèlera s’il s’agit d’un assassinat ou d’un accident. N. B.