Après une semaine de protestation, les habitants du bidonville Abdessamad situé sur le tronçon routier menant à la commune de Zerouala dans la wilaya de Sidi Bel Abbès ont regagné leurs taudis le jeudi matin et renoncer à leur mouvement, à la suite de leur réunion avec le wali de Sidi Bel Abbès.

Le wali de Sidi Bel Abbès s’est engagé de reloger, aujourd’hui samedi, la famille dont le chef s’était immolé par le feu, et était brûlé, rappelons-le, au 2e degré sur 60% de son corps et hospitalisé au service des grands brûlés du CHU d’Oran, tandis que la deuxième victime qui a tenté de le sauver était légèrement brulée. Une mesure prise pour assurer à la victime un milieu adéquat où pourra se rétablir après sa sortie de l’hôpital, indique-t-on. Pour ce qui est des autres occupants du bidonville, le premier responsable de l’exécutif avait ordonné la création d’une commission pour le recensement des familles, rassurant les protestataires que leur situation est prise en compte et seront relogés dès la réception des projets qui sont en cours de réalisation pour satisfaire la demande des habitants des bidonvilles et des habitations précaires. Selon une source sûre, 250 familles habitent le bidonville Abdessamad et existe 11 autres sites à travers le territoire de la wilaya qui sont occupés par des centaines de citoyens, qui ont été recensés pour la plupart éligibles qui attendent leur relogement depuis plusieurs années. Par ailleurs et selon les précédentes déclarations du chef de la daïra de Sidi Bel Abbès, les intrus locataires venus après le recensement de l’année 2015, n’auront pas le droit au logement social, et leurs taudis seront rasés. Il est à rappeler que durant une semaine, les occupants du bidonville Abdessamad avaient érigé des tentes dans la rue, où ils ont passé leur jour et nuit et bloqué la route menant à la commune de Zeroula à la circulation des véhicules, jusqu’au jour où un père de trois enfants indigné contre la manière avec laquelle les autorités locales traitent leurs revendications relatives au logement social s’était aspergé d’essence et avait allumé le feu sur son corps, tandis que d’autres ont menacé d’un suicide collectif par immolation par le feu.
Un dispositif sécuritaire a été mis en place pour contrecarrer les protestataires et faire rétracter les suicidaires sur leur menace.