Au moment où les responsables de l’Algérienne des eaux s’étaient engagés à ce qu’aucune pénurie d’eau potable ne se pose les jours de l’Aïd El Adha, la réalité était tout autre. Les résidents de nombreux quartiers de la ville de Sidi Bel Abbès, ainsi que plusieurs communes ont passé une pénible fête, l’eau potable n’avait pas coulé des robinets depuis la veille de l’Aïd et d’autres cités ont été alimentées en petites quantités et à une heure tardive de la nuit. Les ménages n’ont pas trouvé de quoi laver les abats et la tête du mouton pour préparer le déjeuner, ni de quoi nettoyer les cours et balcons du sang et autres déchets. Les chefs de famille ont fait le va-et-vient vers la mosquée du quartier pour remplir leurs jerricans. Pour les habitants du quartier populaire Sidi Amar où les travaux de rénovation des canalisations d’AEP et d’assainissement sont en cours depuis presque un mois, les citernes de l’APC les approvisionnent en petites quantités. Une situation déplorable que vivent aussi les habitants de la commune de Télagh, Marhoum, Boudejbaâ El Bord, le village Bouaiche, où le liquide précieux se fait rare en ces jours de canicule. C’est grâce à l’eau des citernes des colporteurs d’eau qu’ils achètent à 600 DA et l’eau minérale qu’ils arrivent à surmonter cette crise et étancher leur soif. Il est à rappeler que les responsables de l’ADE avaient annoncé la mise en exécution d’un programme pour l’alimentation des quartiers de la ville, notamment ceux qui accusent une perturbation de l’eau potable, par la mobilisation de 7 camions citernes pour l’approvisionnement des quartiers en eau potable, le deploiement des brigades en permanence pour intervenir en cas de pannes ou ruptures occasionnelles et assurer une alimentation sans rupture durant toute la matinée du premier jour de la fête religieuse, à partir de 7h du matin. n